LA VOIX DU BONHEUR
Laissez moi penser que la vie peut être belle
et pour l'affirmer, monter les décibels.
J'veux pouvoir crier sur les toits
que j'peux être heureuse encore une fois.
Voir fuser des centaines d'éclats de rire.
Émerveillée, afin d'entailler le pire
car je refuse de broyer du noir
telle une machine, du matin jusqu'au soir.
Humaine, j'veux simplement dire
que j'ai le droit d'y croire.
Qu'on peut déposer les armes
sans être noyé sous un torrent de larmes.
J'ai besoin de garder espoir, de changer d'air,
pour voir ce que c'est que d'être bien.
Profiter simplement des petits riens.
Pouvoir prendre les choses à la légère.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
L'âme arc-en-ciel, aux mille couleurs,
à étaler sur mes sourdes douleurs.
Épuisée de s'effondrer, de vriller,
je sais qu'à chaque jour suffit sa peine.
Et oui, qu'il en existe aussi sans haine.
Reposée, je laisse le soleil briller.
Je me relève une fois pour toute,
laissant derrière moi les doutes.
L'existence est courte, j'veux profiter
de ses plaisirs comme en une nuit d'été
et surtout, poétiser ces belles envolées.
Le cœur plein, réaliser mes rêves.
Quitter ceux qui veulent me les voler.
Comme je plains ceux qui crèvent
de n'avoir osé atteindre les leurs.
Mais, ça y est, pour moi il est l'heure.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
Je cède à l'appel de la fièvre.
Je m'en vais, le sourire aux lèvres.
Suivez moi, je prends les devants.
Ma foi me fait aller de l'avant.
Un pas après l'autre, au suivant,
avec une légèreté délicieuse.
Oh combien est précieuse l'allégresse !
La joie est une richesse
qui fait de moi une chanceuse.
Je donne enfin une voix à ma vision
afin d'accomplir ma mission.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
©️ Slamity Jane - SACEM
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JAMAIS VOULU ÇA
J'n'ai jamais voulu ça, être nourri par la rage.
Galérer des années pour tourner une page.
Ne plus être maître de mon royaume.
J’en bave tel le loyal lion en cage.
J’n’ai que trop erré dans vos déserts
n’offrant que mirages, solitude et misère.
En attendant qu’on m’injecte le sérum,
j'brave de façon royale vos entraves.
Je veux seulement prendre le large,
avant de devenir complètement barge.
J’refuserai toujours d’être une épave.
J’broie la colère dans ma paume.
J’bois, me saoulant avec mes propres psaumes.
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu être la cible de vos reproches.
J’n’aurai jamais cru faire du mal à mes proches.
Mais vous savez, lorsque soudain tout dérape,
nombreuses sont les choses qui nous échappe.
C’est comme si à chaque nouvelle étape
on descendait en parallèle d’un étage.
J’n’ai jamais voulu ça, être l’otage
des promesses que je n’ai pas pu tenir,
des croyances que je pensais détenir.
J’n’aurai jamais pensé vous abandonner
après avoir si longtemps tout donner,
mais parfois la seule solution est de partir
lorsqu'on souffre le martyr.
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça, combattre
pour trouver la paix intérieure.
J’n’aime pas l’idée d’avoir à me débattre
dans les draps froids de mes peurs.
J’n’aurai jamais cru perdre en route l’enfant
ambitieux, conquérant, à l’air rieur.
Mais j’rentre pas dans le rang des gens tristes.
J’rêve de mieux et j’suis sur la bonne piste.
Et oui, maintenant adulte, j’me défends
face au tumulte, à la fureur du monde extérieur.
Si je ne choisis pas encore tout ce que je vis,
c'est en connaissance de cause que je sévis.
Ça date pas d’aujourd’hui que je dis oui à la vie.
Tant de choses que j'n'ai pas voulu.
Mais bon c'est comme ça
et il faut bien vivre avec.
©️ Slamity Jane - SACEM
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MAUDIT
Maudit je suis né,
condamné à vivre damné.
Un sordide refrain tourne dans ma tête
et ma terrifiante psychose s'entête.
Trop de barreaux à scier
au sein de cette existence sans pitié
refusant obstinément de m'amnistier.
Des mots obscurs gravés dans l'acier.
La poisse me colle à la peau.
Toujours vêtue de mes oripeaux.
La même histoire sans cesse se répète.
Les amitiés peu à peu s'émiettent,
infimes grains de sable dans le sablier.
J'ai voulu d'un splendide amour,
dur de constater ce que je récolte en retour.
Impossible d'apposer un point final.
Victime d'une détestable cabale.
Le malheur injecté en dose létale.
Les agonies à outrance sont fatales.
La souffrance m'a prit sous son aile,
me retient quand je veux me séparer d'elle.
Je ne parviens pas à lui être infidèle.
Impossible de conjurer le sort
car elle me tire vers le bas
quand je cherche à prendre mon essor.
À corps perdu, je plonge dans mes béances.
Elle aime ma déchéance,
mon irréversible manque de chance.
Soumis par sa main glaciale
ainsi j'abandonne le combat
et attend la délivrance.
À la fin de cette infernale spirale,
elle sera témoin de mon ultime râle.
©️ Slamity Jane - SACEM
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LAISSER COULER
https://www.youtube.com/watch?v=oY2CtnSRhyM
Laisser couler tout ce qui vient.
Il n'y a que ça pour faire du bien.
Ne plus vouloir s'attacher à rien.
Un à un, tenace, défaire les liens.
Sur la feuille, se laisse aller
emportée par le courant des pensées.
Tant de peine s'est déjà déversée.
Portée par une flopée d'émotions,
s'abandonner à ses divagations.
Écouter ce que dicte sa muse,
ressusciter plus la mine s'use.
Avoir conscience de sa veine
alors que l'existence malmène.
Ne pas vouloir stopper l'hémorragie.
Quand on se fait un sang d'encre,
prolixe, ne pas être un cancre.
Heurté(e) par la noire poésie de la vie,
elle est aussi source d'illumination.
Elle nous évite l'aliénation.
Au lieu de faire le gros dos,
composer des rondeaux.
Seule solution pour lâcher prise.
L'inspiration est un souffle nouveau.
C'est la meilleure clé à notre trousseau.
Elle marque nos lettres de son sceau.
Comme touchée par la grâce,
sur notre fragile épiderme, sa trace.
La triste réalité nous a crevé les yeux
mais confronté(e) aux constats odieux,
nous accueillons ses plus belles révélations.
Il suffit parfois d'un peu d'imagination
pour capter l'essentiel au-delà du visible.
Avoir une confiance aveugle en ce fusible.
La plume nous sort de notre stupeur
et soulage notre torrentielle fureur.
Rien ne peut arrêter l'enthousiasme
quand elle gomme le marasme.
Sourde aux mauvaises prophéties,
elle surprend avec ses facéties.
Elle nous a rendu notre liberté
là où tout espoir avait déserté.
Elle connecte le cœur à l'esprit,
avec elle nous sommes en faction,
elle brise les verrous sans effractions.
©️ Slamity Jane - SACEM
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EXIL
Un pétage de plomb a tout déclenché.
Croyez moi, j'ai bien assez marché,
épuisé mon énergie à tenter de ne pas flancher.
Dans ma tanière ne venait pas me chercher.
Ça y est, le silence se fait, j'ai tout débranché.
Apaisant, en boucle dans ma tête il résonne.
À présent, je ne suis plus là pour personne.
Fracassée par la cohorte des tracas,
j'en ai assez des horribles malheurs, du fracas.
Des fantômes du passé je ne veux plus faire cas.
Je tiens éloigné ce que je déteste
et de mes fardeaux je me déleste.
Je n'ai pas ma place dans ce monde violent,
où tout sourit aux insolents.
Face au mépris, je pars en courant.
De rien je ne veux être au courant
car facilement remonte la révolte
comme traversée par mille volts.
Je me dois, en toute honnêteté,
de m'exiler, de déconnecter
pour retrouver ce que je suis,
tel un tableau que l'on essuie ;
démêler les fils du mal du bien,
que rien ne se passe à mon insu.
Retourner à la source d'où je viens.
Il n'y a pas d'autres issues.
Dorénavant, je compte là-dessus
pour me remettre d'aplomb,
ôter mes semelles de plomb
et aller me mêler à mes prochains.
Prête à prendre le prochain train.
Qu'enfin se rétablisse la lumière,
je puisse compter sur mes ampères.
C'est l'unique fait auquel je crois :
il est si essentiel de revenir à soi
quand notre histoire nous déçoit.
©️ Slamity Jane - SACEM
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PIÈGE DE LA VIE
Usé de naviguer d'écueil en écueil,
ta vie est une fleur que tu effeuilles
« Je t'aime un peu, beaucoup,
Jusqu'à la folie... pas du tout ».
C'est une tombe sur laquelle tu te recueilles.
Dans les méandres de ta mémoire
il y a une faible lueur d'espoir.
Tu sens sa chaleur au creux de tes mains.
Tant bien que mal, tu l'entretiens jusqu'à demain.
Mais elle est si infime au sein de l'ouragan.
Au gré des courants, tu es un lagan.
Souvent tu veux céder à l'appel de la mort.
Violents sont les vents du remord,
de la détresse et de la colère.
Moroses sont les notes de ta portée
lorsqu'ils ont tout emporté.
Seule la peine ne te paraît pas éphémère.
Tu contemples, atterré, tes rêves échoués.
Rien ne reste dans tes poches trouées.
Chancelant tu avances,
avec pour compagne la malchance.
À quoi ça sert d'idéaliser,
de s'attendre à mieux
si tout est si difficile à réaliser ?
On te dit d'ouvrir grands les yeux
mais la réalité te pique tellement
que tu préfères les garder fermés.
Tant que la vraie beauté n'aura pas germée
tu ne peux faire autrement.
L'existence est souvent vénéneuse,
voire parfois haineuse.
Les morsures de l'aspic
te marqueront à jamais,
comme ceux que tu as aimé.
Empêtré dans les roncières,
le manque cruel de lumière
a fait de toi le roi des ombres.
Cherchant quoi bâtir au sein des décombres.
©️ Slamity Jane - SACEM
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Auteure, slameuse et animatrice d'ateliers slam - Bienvenue dans mon univers poétique. Préparez vous à embarquer pour un voyage clair-obscur.
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09 avril 2024
20 juin 2023
L'antidote
Je vous invite à découvrir le texte de ma chanson "L'antidote", sur mon troisième album Côté Cœur"
En écoute sur ma chaîne Youtube
La consternation me frôle.
Je constate chez l'Homme
de drôles syndromes
d'une maladie traître,
établie de longue date.
Qui mène l'humain
à être prit par la main
pour savoir qui être.
Vois, son spectre plane
et glane les gens perdus.
Pendus à leurs incertitudes.
Elle leur donne la latitude,
leur dicte leurs attitudes,
quelles sont leurs habitudes.
Dès le départ, pas immunisés.
En phase finale, déshumanisés.
Il est si morne
d'être dans les normes.
Dépasser les bornes
partout imposées.
Réparer le mal causé.
Ne point être conforme
ni dans le fond
ni dans la forme.
C'est vraiment si bon.
Se moquer de sa cote.
Injecter l'antidote.
Des milliards d'individus
à la quête assidue
de ce qu'ils sont.
Certains mordent à l'hameçon
de l'uniformisation insigne
d'une société indigne
de leurs diversités.
D'autres bravent ce cyclone,
assument leur personnalité.
À l'opposé de ces clones
aux identités identiques.
Résultats synthétiques.
Ils ont l'esprit fantasque,
passant pour marginaux
car osent être originaux.
Au sommet de leurs frasques
ils ôtent leurs masques.
À l'aisance affichée
c'est sans clichés
qu'on ne peut les ficher.
REFRAIN
Plus de propagande
de marchands de tapis
qui été tapie partout,
génératrice de pâles copies.
Vues comme des atouts,
différences en offrandes
à tous leurs semblables.
Divergences familières.
Une fraternité probable.
Unité à part entière
au sein de la fourmilière.
Une par une les doctrines
tombent au puits des origines.
À l'union arc-en-ciel des peaux.
L'authenticité pour drapeau.
Que jamais les goûts variés
ne se versent dans ce tout-à-l'égoût,
ne servent ce ramassis avarié.
REFRAIN
Pas question de se laisser lissé.
Les parjures, les faire glisser,
ainsi que leur kyrielle
de grossières injures.
Chacun avec ses aspérités
sur cette toile plurielle
a sa touche à apporter.
Pas sages comme des images
car animés par la liberté.
Jamais ne se défilent
les pantins affranchis des fils.
Là, la piste se dessine.
Ils déposent leurs empreintes
pour ceux qui l'emprunte.
Tous y chemine,
nul besoin d'un permis.
Ceux qui ne se sont pas compromis
on tout à y gagner, promis.
© Slamity Jane - SACEM
En écoute sur ma chaîne Youtube
La consternation me frôle.
Je constate chez l'Homme
de drôles syndromes
d'une maladie traître,
établie de longue date.
Qui mène l'humain
à être prit par la main
pour savoir qui être.
Vois, son spectre plane
et glane les gens perdus.
Pendus à leurs incertitudes.
Elle leur donne la latitude,
leur dicte leurs attitudes,
quelles sont leurs habitudes.
Dès le départ, pas immunisés.
En phase finale, déshumanisés.
Il est si morne
d'être dans les normes.
Dépasser les bornes
partout imposées.
Réparer le mal causé.
Ne point être conforme
ni dans le fond
ni dans la forme.
C'est vraiment si bon.
Se moquer de sa cote.
Injecter l'antidote.
Des milliards d'individus
à la quête assidue
de ce qu'ils sont.
Certains mordent à l'hameçon
de l'uniformisation insigne
d'une société indigne
de leurs diversités.
D'autres bravent ce cyclone,
assument leur personnalité.
À l'opposé de ces clones
aux identités identiques.
Résultats synthétiques.
Ils ont l'esprit fantasque,
passant pour marginaux
car osent être originaux.
Au sommet de leurs frasques
ils ôtent leurs masques.
À l'aisance affichée
c'est sans clichés
qu'on ne peut les ficher.
REFRAIN
Plus de propagande
de marchands de tapis
qui été tapie partout,
génératrice de pâles copies.
Vues comme des atouts,
différences en offrandes
à tous leurs semblables.
Divergences familières.
Une fraternité probable.
Unité à part entière
au sein de la fourmilière.
Une par une les doctrines
tombent au puits des origines.
À l'union arc-en-ciel des peaux.
L'authenticité pour drapeau.
Que jamais les goûts variés
ne se versent dans ce tout-à-l'égoût,
ne servent ce ramassis avarié.
REFRAIN
Pas question de se laisser lissé.
Les parjures, les faire glisser,
ainsi que leur kyrielle
de grossières injures.
Chacun avec ses aspérités
sur cette toile plurielle
a sa touche à apporter.
Pas sages comme des images
car animés par la liberté.
Jamais ne se défilent
les pantins affranchis des fils.
Là, la piste se dessine.
Ils déposent leurs empreintes
pour ceux qui l'emprunte.
Tous y chemine,
nul besoin d'un permis.
Ceux qui ne se sont pas compromis
on tout à y gagner, promis.
© Slamity Jane - SACEM
15 juin 2023
Sous les caméras des flics
Je vous invite à découvrir le texte que m'a inspirée la chanson "Les amoureux des bancs publics" de Georges Brassens
Les gens qui pensent à l'envers regardent de travers
Ceux qu'on voit sur les trottoirs
Sans gêne se tripotant et se bécotant
Mais c'est une absurdité car en vérité, elle est belle leur histoire
Pour faire défaillir un instant la violence de notre temps.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils nous prennent par la main, rêvent de plus beaux lendemains, assurent
Que les murs revêtiront les messages à coucher.
Ils se voient déjà ensemble au front montant, solidaires à fond c'est sûr
Et leur détermination nous laisse bouche bée.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Quand les pseudos bien-pensants d'eux auront appris
C'est certain, le monde se portera mieux
Mais à l'heure où tout part en vrille
Le climat, les prix, la vie, les politiques n'ont pas compris
Qu'il est grand temps qu'ils s'conduisent comme eux.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils n'en auront jamais assez d'être embrasés par leurs beaux rêves flambants
De chasser de leur ciel les gros nuages lourds
On les apercevra toujours au hasard des rues, de la société mis au ban,
Ayant trouvé une place avec la force de leur amour.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
© Slamity Jane
Les gens qui pensent à l'envers regardent de travers
Ceux qu'on voit sur les trottoirs
Sans gêne se tripotant et se bécotant
Mais c'est une absurdité car en vérité, elle est belle leur histoire
Pour faire défaillir un instant la violence de notre temps.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils nous prennent par la main, rêvent de plus beaux lendemains, assurent
Que les murs revêtiront les messages à coucher.
Ils se voient déjà ensemble au front montant, solidaires à fond c'est sûr
Et leur détermination nous laisse bouche bée.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Quand les pseudos bien-pensants d'eux auront appris
C'est certain, le monde se portera mieux
Mais à l'heure où tout part en vrille
Le climat, les prix, la vie, les politiques n'ont pas compris
Qu'il est grand temps qu'ils s'conduisent comme eux.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils n'en auront jamais assez d'être embrasés par leurs beaux rêves flambants
De chasser de leur ciel les gros nuages lourds
On les apercevra toujours au hasard des rues, de la société mis au ban,
Ayant trouvé une place avec la force de leur amour.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
© Slamity Jane
13 juin 2023
L'orage
Je vous invite à découvrir ce texte librement inspiré de la chanson L'orage de Georges Brassens.
Ne me parlez pas de pluie, plutôt du beau temps.
Le beau temps me plaît et c'est évident
Les colères du ciel me mettent en rage
Car le plus terne amour qui m'fut donné sur terr' -
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter -
Je l'ai revu un jour d'orage.
Par un après-midi de juin, à l'abri sous un toit
Un vrai tonnerr' de Brest, j'en perds mon patois
Toujours adepte d'artifice,
Bondissant de sa voiture sans préavis,
Mon ex mari vint me tenir compagnie.
En réclamant, sur ma vie, des indices.
"Tu es seule et bien triste, mais pas de pitié.
Moi, ton époux, je resterai toujours entier
Même si je suis un ancien partenaire.
Au lieu de pleurer quand il fait mauvais temps
Tu apprendras, et crois moi, c'est important,
Que tu ferais mieux d'acheter un paratonnerre."
En maudissant le nom de Benjamin Franklin
J'me dis que j'aurais dû prendre un parapluie,
c'est pas malin.
Et puis la réflexion a fait le reste :
J'aurais dû m'en aller avant de perdre la raison.
Je ne t'ouvrirai plus la porte de ma maison.
Erreur on ne peut plus funeste.
Vu que j'étais attendue ailleurs,
Soulagée de vivre enfin un moment meilleur
Et ayant recouvré tout mon courage,
Je continuais mon chemin, laissant derrière mon mari.
Me jurant d'ignorer les jours d'intempérie.
Oublie-moi au prochain orage.
À présent j'ne baisserai plus les yeux.
Je consacrerai mon temps à prier les cieux
De rendre clémentes les nues,
D'effacer les stratus et les nimbus,
À faire les yeux durs aux moindres cumulus.
Car de loin je suis revenue.
Ne plus penser que l'amour est un enfer,
au diable s'il n'en a rien à faire,
Je ne veux plus devoir me taire
Et désire voyager sous des cieux toujours bleus,
Au pays subtil où vivent les gens heureux.
Où l'on ne sait rien du tonnerre.
Que ma mélopée aille, tambour battant,
Lui parler du soleil, lui parler du beau temps
Que l'on a pas pu connaître ensemble,
Lui dire qu'un certain coup de foudre assassin
Sur le tracé de mon destin a laissé le dessin
D'un cœur brisé qui lui ressemble.
© Slamity Jane
Ne me parlez pas de pluie, plutôt du beau temps.
Le beau temps me plaît et c'est évident
Les colères du ciel me mettent en rage
Car le plus terne amour qui m'fut donné sur terr' -
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter -
Je l'ai revu un jour d'orage.
Par un après-midi de juin, à l'abri sous un toit
Un vrai tonnerr' de Brest, j'en perds mon patois
Toujours adepte d'artifice,
Bondissant de sa voiture sans préavis,
Mon ex mari vint me tenir compagnie.
En réclamant, sur ma vie, des indices.
"Tu es seule et bien triste, mais pas de pitié.
Moi, ton époux, je resterai toujours entier
Même si je suis un ancien partenaire.
Au lieu de pleurer quand il fait mauvais temps
Tu apprendras, et crois moi, c'est important,
Que tu ferais mieux d'acheter un paratonnerre."
En maudissant le nom de Benjamin Franklin
J'me dis que j'aurais dû prendre un parapluie,
c'est pas malin.
Et puis la réflexion a fait le reste :
J'aurais dû m'en aller avant de perdre la raison.
Je ne t'ouvrirai plus la porte de ma maison.
Erreur on ne peut plus funeste.
Vu que j'étais attendue ailleurs,
Soulagée de vivre enfin un moment meilleur
Et ayant recouvré tout mon courage,
Je continuais mon chemin, laissant derrière mon mari.
Me jurant d'ignorer les jours d'intempérie.
Oublie-moi au prochain orage.
À présent j'ne baisserai plus les yeux.
Je consacrerai mon temps à prier les cieux
De rendre clémentes les nues,
D'effacer les stratus et les nimbus,
À faire les yeux durs aux moindres cumulus.
Car de loin je suis revenue.
Ne plus penser que l'amour est un enfer,
au diable s'il n'en a rien à faire,
Je ne veux plus devoir me taire
Et désire voyager sous des cieux toujours bleus,
Au pays subtil où vivent les gens heureux.
Où l'on ne sait rien du tonnerre.
Que ma mélopée aille, tambour battant,
Lui parler du soleil, lui parler du beau temps
Que l'on a pas pu connaître ensemble,
Lui dire qu'un certain coup de foudre assassin
Sur le tracé de mon destin a laissé le dessin
D'un cœur brisé qui lui ressemble.
© Slamity Jane
09 juin 2023
S'écrire
J'ai invité les auteur(e)s à écrire un texte inspiré du refrain de mon slam "S'écrire".
"Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume."
Je vous invite à découvrir le fruit de leur inspiration
Poser des mots en cascade joyeuse histoire de contrebalancer l'émotion triste.
Écrire une histoire à dormir debout, afin de peut-être, en s'allongeant, trouver le sommeil.
Dormir en épluchant des yeux les pages vides d'un roman jamais commencé.
Romance du stylo bille grattant délicieusement l'écorce blanche du boulot sauvage.
Paraphraser sans fin, puisque les mots sans voix crient au fond des âmes libres.
Partager des "peaux aiment" en se frôlant des yeux.
Griffonner sur le sable des mots du cœur, regarder la vague écume les lécher tendrement.
Rosemay
La mémoire des émotions
Fixer les émotions
S'écrire un moment céleste,
Exprimer avec exactitude, se servir de sa tête,
Si possible avec art, son divin bonheur,
Pour fixer le plus fidèlement l'instant rare,
Pour soi, pour se resservir la douceur,
En temps voulu, ou nécessaire,
Comme on se déguste un bout de pâté
Ou le sandwich soigneusement préparé,
Comme on se garde l'épisode du k-drama,
En cas de malheur, contre les coups bas,
Comme on se réserve la chanson mirifique,
Pour les temps difficiles, pour le creux dramatique.
Artisanmots
S'écrire
S'écrire c'est réinventé sa vie.
En faire le contour en embellie.
Chasser ses maux par des mots.
Chasser ses démons sans sursaut.
S'écrire c'est se raconter.
Livrer un peu de ses pensées.
Ce poème s'écrit sur la vague de mon être.
S'écrire c'est raconter celui que l'on veut paraître.
S'écrire c'est voir au delà de ce qui nous déçoit,
de soit.
Un petit bout de lumière.
On peut s'y cacher derrière.
SN**
Écrire des poèmes d'amour
Je t'écris des poèmes d'amour
Car je ne dois pas te faire l'amour
Je t'écris des poèmes d'amour
Car tu aimes bien trop les mots
Je t'écris des poèmes d'amour
Car je te veux nue dans mon lit
Je t'écris des poèmes d'amour
Car l'anaphore frivole te séduit
Je t'écris des poèmes d'amour
Car nous jouirons en jumeaux
Mais tous ces poèmes d'amour
Sur tes douces rouges lèvres déposés
N'auront jamais la saveur d'un baiser volé
phillechat
" Lettre à l'enfant que je fus "
Hors la brûlure des larmes sur les joues de l'enfant
celui que nous fûmes
Hors son regard
comme une arme pointée sur la tempe
du temps qui nous consume
Hors l'innocence perdue
comme les grandes vacances
la maison qui n'est plus
Hors la conscience tranquille
d'avoir troqué nos rêves
pour devenir habiles
Hors le silence tricard
sous les arcs électriques
d'étriquantes cités
Hors l'insolence blafarde
de charlots cathodiques
éclairant nos dîners
Hors la jument de Tad-Koz
qu'il montait comme un casaque
qui faisait sa fierté
Hors tout ce qu'on nous a vendu
le formica la sécu
et la sécurité
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Hors échancrure normale
des couples solides
de cohabiter
Hors fulgurance lucide
descendre les poubelles
et faire le chien pisser
Hors ce qui monte
à la gorge
et qu'on a tôt fait de ravaler
Hors habitude sournoise
qui suinte des murs
et de nos annuités
Hors les réveils glacés
quand la nuit nous surprend
dans la sueur et l'effroi
Hors qu'on ai chassé
la mort la vieillesse et l'ennui
loin de dessous le toit
Hors le hasard étouffé
culpabilisé
la science fait foi
Hors que l'on ai couronné
pour ne point qu'ils s'adoubent
nos enfants rois
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Hors addiction de fusibles
à la pharmacopée
des revendeurs de plomb
Hors génocide paisible
dans la vénalité
et l'acculturation
Hors la corde sensible
des minorités
qui fit une belle pendaison
Hors que le crime est horrible
s'il n'est pas validé
de commémorations
Hors la brûlure des larmes sur les joues
de l'enfant celui que nous fûmes
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Patrick Prigent
Écrire comme un abri pour des intempéries, Favelas de la plume.
Écrire quand Damoclès montre sa lame, écrire pour dire.
Aldo Orellana
Écrire
Pour claquer des vérités plus faciles à lire qu’à entendre,
Pour envoyer du rêve dans nos cœurs, qu’ils soient durs ou tendres,
Pour élargir nos champs de vision, qu’on apprenne à apprendre,
Pour éloigner les démons, les morsures des scolopendres.
(Extrait de l'un de mes textes sur la même thématique)
Romain Bruhl
S'écrire c'est laisser
Une partie de Toi en Moi
Une partie de vous en nous
J'ai écrit sans cesse
J'ai laissé mon cœur
Parler à ma place
Ma route, je trace
Pas après pas
J'arrive à mon terminus
Sans nuire à autrui
Didier Hippon
Écrire pour ne pas crier
Écrire pour ne pas blesser
Pour à nouveau l'évoquer sans saigner
Écrire pour ne pas l'ouvrir
Écrire pour ne pas mourir des mots qui m'étouffaient
Écrire pour ne pas oublier,
des fois qu'il me viendrait l'idée de tout recommencer
Écrire pour immortaliser le temps passé, le temps perdu
Écrire pour m'envoler
Écrire pour voyager dans les sombres contrées de mes pensées
Écrire enfin parce que les maux couchés sur papier
ont moins de réalité que ceux qui flottent dans ma psyché
Steph Steph
Sec rire...
Avec des milliers de gouttes d'encre d' espérance dans une seule cartouche...
Je tire. Puis me tais.
Il vaut mieux se dire dans le silence.
Sec rire...
Sans larmes. Sans vie...
Je me tire. Puis me tais...
Et vous me reconnaîtrez dans le flottement pesant de cette chaleur humide qui fait transpirer les pierres par delà vos frontières.
Elles...Savent vivre.
Sans rien écrire.
Je m'étire...Puis me tais.
Iohanan / Yann Ruellen
De l'encre et des vers
Gomment nos revers
Des rimes pour vous plaire
En cascades
S'efface la colère
Mes syllabes portent l'estocade
Sur les bancs de la misère
Une nouvelle page pour nos mères
Des sourires pour nos frères
Je n'écris pas pour des chimères
Mais pour une nouvelle ère
Frederic Camoin
Écrire
Pas pour plaire,
Pour faire plaisir,
Soigner nos plaies,
Pour nos joies saisies.
Pour faire pleurer
le lecteur sans émotions,
Pour ne pas demeurer
Sans sensations.
Écrire c'est gémir autrement
Pour dire les vérités autrement
Pendant que l'autre ment.
S'écrire, c'est s'effacer pour exister.
S'écrire, c'est crier pour ne pas faire du bruit.
S'écrire, c'est dénoncer avec des énoncés, avec des données connues
Ou pas...connues.
Lire c'est écrire dans un mental sans user de l'encre.
Akonhounkpan M.Pharès
Écrire pour laisser une trace de l'indicible,
pour laisser ouverte une porte entre les mondes,
écrire en restant inaudible,
écrire pour n'effacer ni le tendre, ni l'immonde.
Écrire pour dire adieu,
en restant ici-bas,
écrire pour dire à Dieu,
qu'elle m'avait mise bas,
qu'elle m'avait mise au monde ;
et lui confier son âme,
accoucher de ses larmes
et de celles de mes yeux.
Écrire pour dire encore " maman".
Virginie Tintillier
Écrire
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Un flot de mots déchaînés qui s'échappe, un torrent qui s'allume.
Dans l'ombre de la nuit, sur le papier, une symphonie posthume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume,
Des mots embrassant les cœurs, tranchant comme une lame, sans coutume.
Révéler nos vérités, nos espoirs, nos échos dans cette brume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume,
Dans chaque ligne tracée, l'âme se dévoile, se consume.
Exprimer les douleurs, les joies, les rêves, une bulle qui s'allume.
La poésie s'élève, s'échappe comme un souffle dans la brume,
Dans un enchevêtrement de phrases, d'émotions qui se consument.
L'encre se mêle aux larmes, les mots défient le temps, s'allument.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Dans chaque syllabe gravée, une parcelle de nous se consume,
Une danse de lettres qui s'enlacent, sans peur, sans costume.
La poésie nous relie, nous transporte vers des horizons qui s'allument.
Alors écris, libère-toi, laisse parler ton âme sans costume,
Car dans chaque mot, chaque vers, se trouve un trésor posthume.
Que tes écrits résonnent, qu'ils embrassent l'univers, qu'ils s'allument.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
PENEL
Délivrer qui je suis
S'écrire :
C'est choisir d'être soi
Laisser sa plume donner des ailes à ses maux
Déposer les masques du paraître face à soi-même
Cracher tout son être
C'est bouffer la liberté
D'abord, s'écrire c'est s'apprivoiser.
Puis, grandir de sa plume.
C'est naître à soi-même
se révéler au monde.
Tomber les artifices
Libérer l'animal sauvage en soi
Délivrer qui je suis.
Quand écrire devient combat, à croiser les mots comme on croise les fers.
Quand écrire c'est s'écrire alors, c'est gagner sa liberté.
Quand écrire devient « naissanciel » alors, écrire c'est exister.
Hurler de silence que l'on est vivant.
Choisir de voyager à découvert
À fleur de peau, à fleur de mots.
Crier sa vérité
S'offrir au monde
C'est s'exposer.
Un don de soi comme un cadeau d'aimer
Un pacte intime
Fruit d'un lâcher prise qui rend sublime
C'est risquer, c'est se risquer.
Lisez ,lisez, c'est l'auteure qui régale, et tant pis si ça coûte !
À fleur de vie, à fleur d'envies
Je vous offre ce bouquet de mots fait de mes tripes.
Et, je vous souhaite bonne réception.
LeaDanCarole
Écrire
Souffrir et s'offrir
Des mots pour un don, un abandon
Faire danser les couleurs et les pleurs
Les peurs et les rêves profonds
Pour notre petite musique au fond de l'âme
Nos rictus et nos larmes
Pour consoler, guérir
Et consolider l'essentiel
Vouloir être ensemble au monde
Comme l'enfant pur
À la recherche des plus beaux ciels
Thomas Labbé
Écrire
Il y a si longtemps que je t'ai cachée
Sous des piles de cahier
Entre les piles de mon passé
Tant de fois abandonnée
Sans aucun remords ni regret
La peur de t'avoir perdue
Sans plainte tu t'es couchée
Larmes sèches et brisées
Autour des amours arrachés
Écrire
Durement
À la force du poignet
Écrire
Sans gémir
Ni pleurer
Écrire
Toute la nuit
Oublier
Laisser les mots
T'inspirer
Le souffle revient
Lentement
Entre les doigts
Mouillés
Écrire...
Anneh Cerola
15 mai 2023
Spectacle slam Elle(s)
Je vous invite à découvrir mon spectacle slam Elle(s) 🙏
28 mai - 5éme édition du festival Les jardins culturels : https://www.facebook.com/events/699744121339054
1er juin - au Kafkerin : https://www.facebook.com/events/662529318995228
7 juillet - à la salle de quartier l'Avenir https://www.facebook.com/events/139689682426257
26 janvier 2023
Châtiment
Tu m'as mené en enfer.
J'en suis revenue
La chair et l'esprit torturés,
Marqués au fer rouge,
La peau parfumée au soufre.
Mille feux me consume,
Réduisent tout en cendre.
L'amour est un démon
À la main glaciale
Plaquée sur ma bouche.
Muets les serments
Pour qui veut être mon amant.
La proie d'un perpétuel tourment
Voici mon amer châtiment
Pour avoir voulu t'aimer.
© Slamity Jane - SACEM
J'en suis revenue
La chair et l'esprit torturés,
Marqués au fer rouge,
La peau parfumée au soufre.
Mille feux me consume,
Réduisent tout en cendre.
L'amour est un démon
À la main glaciale
Plaquée sur ma bouche.
Muets les serments
Pour qui veut être mon amant.
La proie d'un perpétuel tourment
Voici mon amer châtiment
Pour avoir voulu t'aimer.
© Slamity Jane - SACEM
27 novembre 2022
Manque
Texte de la chanson Manque sur mon quatrième album Alchimie.
Ça y est, mon heure a sonnée.
Depuis qu'à retentit le tocsin
Mon esprit n'est plus sain.
Je ne parviens plus à raisonner.
Une mélancolie lancinante m'a désarçonnée.
Je suis captif, elle m'a emprisonnée.
Les aiguilles ont fait le tour du cadran,
Les miennes se sont arrêtées.
À me casser les dents
J'ai perdu mon mordant.
Un battement d'aile, les années sont passées.
Dans la foule je me suis effacé.
Je ne suis plus qu'une ombre
Appartenant au passé.
Là, au milieu des décombres
La beauté m'apparaît grossière.
Le présent a un goût de poussière.
La démence est un geôlier,
Je suis pieds et poings liés.
Le manque de tendresse est néfaste
Peu à peu c'est tout qu'il dévaste.
Je commence à avoir la frousse
Je le sens toujours à mes trousses.
La vie tient à si peu de choses
Ce fil ténu auquel on s'accroche
Sous ses airs grandioses
Elle cogne et amoche
Nos cœurs de mioches.
Elle n'est pas tendre parfois
Si difficile de garder la foi.
Elle endurcit avant de s'adoucir.
Usée telle une poupée de cire.
Tant de douleurs à occire.
J'ai souvent cédé à l'épouvante
Tellement l'existence est éprouvante
Pour moi, ainsi que pour les miens,
Telle une bougie qui s'éteint,
Brille dans ma mémoire en vain.
À chercher dans le noir une infime lumière.
La peine en bandoulière,
Au fur et à mesure mon dos se voûte.
Mais elle ne me mènera pas à l'échafaud.
À moi de faire ce qu'il faut.
Tracer ma route coûte que coûte,
Vivre malgré ce que je redoute.
Je m'étrangle quand je veux crier.
Alors je sors l'encrier
En ultime délivrance.
La souffrance coule sur le papier.
Elle ne peut plus me piéger.
Il a fallu du temps pour piger
Que ma plume, lourde comme du plomb,
De par son aplomb
Est la seule à m'alléger.
REFRAIN
Quel est ce froid qui soudain m'envahit ?
Remplaçant la rassurante chaleur de tes bras.
Je me sens trahit.
Maintenant quand je regarde devant moi
Je ne vois qu'une silhouette floue de toi.
Il y a de la brume dans ma tête.
Je n'ai plus le cœur à la fête.
Il bat détraqué, à contretemps
Car tu me manques tant.
Le mal suintant s'étend.
Toi qui me faisait vibrer
Qui me donnait de ta vie
Où est-elle passée ?
Hanté(e) par ton absence
Elle a troublée tout mes sens.
Mes yeux pleurent, mon visage se plisse
En pensant à ces instants complices
Qui me glissent entre les doigts.
Ce bon temps dorénavant révolu.
Aux dilemmes non résolus,
À ces risques que je n'ai pas pris
Car ici bas règne un absolu mépris.
Et pourtant je suis encore là
Je ne baisse pas les bras
Et garde la tête haute
Car tout n'est pas de ma faute.
Je cours, fuis jusqu'à ce que la peine
S'amenuise, s'épuise à en perdre haleine.
© Slamity Jane - SACEM
17 novembre 2022
Dis moi dix mots
2019 - Au fil de l'eau
Il pleut.
Je regarde l'ondée
Couler sur les carreaux.
D'un ciel gris délavé
Aux touches de bleu.
Émue par ce tableau,
Belle aquarelle,
Je savoure le charme
De ces graciles larmes.
L'esprit est fluide,
Il glisse hors du corps.
Soudain tout est limpide
Telle l'eau d'un lagon.
Je change de décor.
Je la sens pour de bon,
Légère, ruisseler
Sur ma peau aride.
Évasion épatante.
Je veux déceler
Les sources spitantes,
M'abreuver aux oasis,
Salvatrice catharsis.
Regard vers le haut,
Jamais en arrière.
Aller à vau-l'eau
Sur une vive rivière
Jusqu'à l'océan.
Brillant poisson volant
Planant au-dessus des courants.
Là, bien amarrée
Au gré des marées
Ne pas me faire engloutir
Par les flots déchainés.
Puis de nouveau partir,
Reprendre le voyage.
Contourner les barrages.
Dormir dans l'alcôve
De vertes mangroves.
Sentir la fraîcheur des flocons.
Boire à tous les flacons.
Ainsi les jours de pluie
Arrosent mes rêveries.
© Slamity Jane - SACEM
2023 - À tous les temps
À tous les temps
Conjuguons les verbes
Nous maintenant en vie.
Faiseurs de vers en herbe.
Favoriser le plus-que-parfait
Pour trouver la clé de l'action
Ouvrant la porte du présent,
Puis effacer les méfaits
De l'espace temps qui nous nuit.
Il y a une année-lumière
Entre aujourd'hui et hier.
Les heures lentes de la nuit,
Silencieuses, portent conseils.
À l'avant-jour qui suit
Pas une seconde à perdre
Afin de réaliser ses attentes.
Nous devons réagir dare-dare
Sans se soucier des radars.
Le temps est un assassin
Logeant en notre sein
Oublier ce terrible adage.
Affable, s'octroyer le droit
De simplement lambiner.
Se mettre en hivernage,
Attendre les temps plus cléments.
Vivacité et lenteur combinées
Révèlent qui nous sommes.
De parfaits métronomes.
Rythmer son existence
Sans céder à l'urgence.
Simplement être synchrone
Avec notre horloge interne.
Écouter ces incessants tic-tac
Sans que ne la détraque
La folle course du monde.
Le répit que l'on se donne
Avant que ne sonne
Inéluctable notre dernière heure
Se trouver au bon endroit,
Tout juste au bon moment.
© Slamity Jane - SACEM
16 novembre 2022
S.D.F
Avant j'avais des droits.
J'avais la loi pour moi.
Cette période est révolue,
J'n'y trouve pas mon salut.
Car depuis tout a basculé.
Les problèmes accumulés,
Les dettes ; ont encombrés
Mon existence bien rangée.
Inéluctablement j'ai sombré.
Ce fatras m'a changé.
Je m'y suis soumis,
L'engrenage est un ennemi.
Plus eu la force de mordre
Dans tout ce désordre.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
J'ai tout perdu.
Rien ne m'a été rendu.
Péniblement je survis,
Même affaibli et las,
Quand d'autres s'ôtent la vie
Pour bien moins que cela.
J'ai su ce qu'était l'indifférence
Quand j'ai connu la déchéance.
Pas une chance n'est laissée
À ceux qui sont trop cassés.
Au début j'ai attendu
Vos mains sincères, tendues.
Mais peu de regards
Rencontrent le mien, hagard.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je sais que vous me voyez,
Aussi honnête que vous soyez,
Du lundi au dimanche
M'user à faire la manche.
Il est vrai que ça glace
De voir la vérité en face
J'ai été à votre place.
C'est un mauvais exutoire
De changer de trottoir.
Il ne reste que l'esquive
Aux gens à la dérive.
Je ne suis pas différent,
Juste sorti du rang.
Promis au néant.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Il suffit de l'étincelle
De mots échangés,
D'un moment partagé
Pour raviver mon feu
De simple mortel.
Même si elles sont peu
Les pièces dans l'escarcelle,
Ce n'est pas ce qui importe,
Que le diable les emportent.
Ils me sont précieux
Ces instants rares
Où j'existe à vos yeux.
De grâce ils me parent
Sous mes fripes d'anar'.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je suis l'envers
De vos artificiels paradis.
Vous, qui en hiver
Semblez moins étourdis
Quand je croise le fer
Avec les enfers
Que sont faim et froid ;
Sachez qu'en toute saison
On peut mourir d'effroi,
Des cartons pour maison.
Vos pensées émues
En oubli se muent.
Nos affres semblent disparaître.
Comme neige en été peut-être.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
J'aurai préféré être un héros.
Je suis seulement disparu.
Plus une série de numéros,
Comme vous dans ce système
Duquel j'ai été exclu
Et dont on ne sort indemne.
De maux je suis perclu.
J'aurai bientôt fait mon temps.
Ça fait tellement longtemps
Que je squatte cette rue
Qu'elle devrait porter mon nom.
Mais, ça aussi, j'n'en ai plus.
Et sans que vous y prêtiez attention
Se stoppera ma détention.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
Paupières closes
Enfin je me repose.
On croit que je dors.
J'ai quitté mon corps
Retrouvé au matin.
Je me suis éteint.
Par une nuit tranquille
S'est fini mon exil.
La Camarde, ma camarade
Est venue m'emporter
Loin de ces mascarades
Et des hostilités.
Sans un adieu
Je n'hanterai plus ces lieux.
Victime de l'anonymat
De mon vivant
Jusque dans mon trépas,
En vous levant
Vous ne l'apprendrai pas.
Ma vie est indigne
D'une seule ligne
Dans la rubrique nécrologique.
Dans ce monde autiste,
À peine grossirai je la terrible liste
Des frères de misère
Tombés devant vous sur la piste.
Sans aucun signe de déférence
Je tire ma révérence.
© Slamity Jane - SACEM
Vidéo disponible sur ma chaîne Youtube
J'avais la loi pour moi.
Cette période est révolue,
J'n'y trouve pas mon salut.
Car depuis tout a basculé.
Les problèmes accumulés,
Les dettes ; ont encombrés
Mon existence bien rangée.
Inéluctablement j'ai sombré.
Ce fatras m'a changé.
Je m'y suis soumis,
L'engrenage est un ennemi.
Plus eu la force de mordre
Dans tout ce désordre.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
J'ai tout perdu.
Rien ne m'a été rendu.
Péniblement je survis,
Même affaibli et las,
Quand d'autres s'ôtent la vie
Pour bien moins que cela.
J'ai su ce qu'était l'indifférence
Quand j'ai connu la déchéance.
Pas une chance n'est laissée
À ceux qui sont trop cassés.
Au début j'ai attendu
Vos mains sincères, tendues.
Mais peu de regards
Rencontrent le mien, hagard.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je sais que vous me voyez,
Aussi honnête que vous soyez,
Du lundi au dimanche
M'user à faire la manche.
Il est vrai que ça glace
De voir la vérité en face
J'ai été à votre place.
C'est un mauvais exutoire
De changer de trottoir.
Il ne reste que l'esquive
Aux gens à la dérive.
Je ne suis pas différent,
Juste sorti du rang.
Promis au néant.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Il suffit de l'étincelle
De mots échangés,
D'un moment partagé
Pour raviver mon feu
De simple mortel.
Même si elles sont peu
Les pièces dans l'escarcelle,
Ce n'est pas ce qui importe,
Que le diable les emportent.
Ils me sont précieux
Ces instants rares
Où j'existe à vos yeux.
De grâce ils me parent
Sous mes fripes d'anar'.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je suis l'envers
De vos artificiels paradis.
Vous, qui en hiver
Semblez moins étourdis
Quand je croise le fer
Avec les enfers
Que sont faim et froid ;
Sachez qu'en toute saison
On peut mourir d'effroi,
Des cartons pour maison.
Vos pensées émues
En oubli se muent.
Nos affres semblent disparaître.
Comme neige en été peut-être.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
J'aurai préféré être un héros.
Je suis seulement disparu.
Plus une série de numéros,
Comme vous dans ce système
Duquel j'ai été exclu
Et dont on ne sort indemne.
De maux je suis perclu.
J'aurai bientôt fait mon temps.
Ça fait tellement longtemps
Que je squatte cette rue
Qu'elle devrait porter mon nom.
Mais, ça aussi, j'n'en ai plus.
Et sans que vous y prêtiez attention
Se stoppera ma détention.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
Paupières closes
Enfin je me repose.
On croit que je dors.
J'ai quitté mon corps
Retrouvé au matin.
Je me suis éteint.
Par une nuit tranquille
S'est fini mon exil.
La Camarde, ma camarade
Est venue m'emporter
Loin de ces mascarades
Et des hostilités.
Sans un adieu
Je n'hanterai plus ces lieux.
Victime de l'anonymat
De mon vivant
Jusque dans mon trépas,
En vous levant
Vous ne l'apprendrai pas.
Ma vie est indigne
D'une seule ligne
Dans la rubrique nécrologique.
Dans ce monde autiste,
À peine grossirai je la terrible liste
Des frères de misère
Tombés devant vous sur la piste.
Sans aucun signe de déférence
Je tire ma révérence.
© Slamity Jane - SACEM
Vidéo disponible sur ma chaîne Youtube
09 novembre 2022
La rage au ventre
À toi qui dessine l'avenir,
Pour qui le meilleur est à venir.
Toi seul crée tes miracles.
Tu n'as pas besoin d'oracle.
Même gêné par les ronces,
Elles te donneront les réponses.
Pour affronter les obstacles
Qui se dresseront sur ta route,
Tourner les pages
Et ce quoi que ça te coûtes.
À travers les orages,
Si les doutes t'assaillent
J'aimerai te convaincre
Que pour combler tes failles
Il suffit d'avoir la rage.
Mais la seule qui vaille,
Celle de malgré tout vaincre.
Elle te donnera du courage
Et une nécessaire hargne
Quand rien ne t'épargnes.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Quand par de faux amis trahi,
La déception t'auras envahi.
Que, plus souvent qu'à ton tour
L'amour te fera la moue
Et sera sans retour.
Tu douteras du parcours.
Tu en sentiras les remous
Et compteras sur elle.
Ta force est plurielle,
La somme des coups durs
Qu'inévitablement tu endures.
Tu sortiras vainqueur
Des plus rudes conflits,
Comme autant de défis,
Y mettant tout ton cœur.
Ça ne fait pas un pli,
Tu seras alors fier
De ce que tu as accompli,
De tes réussites d'hier
Malgré leur goût amer.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Tes échecs l'alimente
Pour mieux remonter la pente.
Tu mets un point d'honneur
À la mettre en valeur.
Tu en auras bavé
Mais c'est les poings levés
Que tu vas de l'avant,
Prêt à te relever.
Tu n'as que faire des paris
Qui te donnaient perdant.
Une fois les langues déliées
Leurs plans sont contrariés.
Dorénavant tu en ris.
D'elles, tu t'es émancipé
Imposant ton droit au respect
. Invincible et fort,
Après tant d'efforts
Tu as bien mérité
L'abandon aux sensations
De l'incroyable motivation
Dont tu as hérité.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
© Slamity Jane - SACEM
Pour qui le meilleur est à venir.
Toi seul crée tes miracles.
Tu n'as pas besoin d'oracle.
Même gêné par les ronces,
Elles te donneront les réponses.
Pour affronter les obstacles
Qui se dresseront sur ta route,
Tourner les pages
Et ce quoi que ça te coûtes.
À travers les orages,
Si les doutes t'assaillent
J'aimerai te convaincre
Que pour combler tes failles
Il suffit d'avoir la rage.
Mais la seule qui vaille,
Celle de malgré tout vaincre.
Elle te donnera du courage
Et une nécessaire hargne
Quand rien ne t'épargnes.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Quand par de faux amis trahi,
La déception t'auras envahi.
Que, plus souvent qu'à ton tour
L'amour te fera la moue
Et sera sans retour.
Tu douteras du parcours.
Tu en sentiras les remous
Et compteras sur elle.
Ta force est plurielle,
La somme des coups durs
Qu'inévitablement tu endures.
Tu sortiras vainqueur
Des plus rudes conflits,
Comme autant de défis,
Y mettant tout ton cœur.
Ça ne fait pas un pli,
Tu seras alors fier
De ce que tu as accompli,
De tes réussites d'hier
Malgré leur goût amer.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Tes échecs l'alimente
Pour mieux remonter la pente.
Tu mets un point d'honneur
À la mettre en valeur.
Tu en auras bavé
Mais c'est les poings levés
Que tu vas de l'avant,
Prêt à te relever.
Tu n'as que faire des paris
Qui te donnaient perdant.
Une fois les langues déliées
Leurs plans sont contrariés.
Dorénavant tu en ris.
D'elles, tu t'es émancipé
Imposant ton droit au respect
. Invincible et fort,
Après tant d'efforts
Tu as bien mérité
L'abandon aux sensations
De l'incroyable motivation
Dont tu as hérité.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
© Slamity Jane - SACEM
07 novembre 2022
Mes recueils
Poét'hique Slam
Publié en auto-édition en 2012, je souhaite le rééditer en le modernisant et en y ajoutant des textes actuels.
Ce recueil rassemble mes premiers slams, quelques poèmes et des textes écrits plus récemment.
Mosaïque
C'est un recueil qui associe l'image aux mots.
Il est constitué en deux parties :
- dans la première vous découvrirez des textes poétiques et des citations illustrés par mes montages
- dans la deuxième vous découvrirez les œuvres qui m'ont inspirées
Il sera possible de les commander en 2023, par mail à claire.slamity@gmail.com, ainsi que via mon site.
Publié en auto-édition en 2012, je souhaite le rééditer en le modernisant et en y ajoutant des textes actuels.
Ce recueil rassemble mes premiers slams, quelques poèmes et des textes écrits plus récemment.
Mosaïque
C'est un recueil qui associe l'image aux mots.
Il est constitué en deux parties :
- dans la première vous découvrirez des textes poétiques et des citations illustrés par mes montages
- dans la deuxième vous découvrirez les œuvres qui m'ont inspirées
Il sera possible de les commander en 2023, par mail à claire.slamity@gmail.com, ainsi que via mon site.
22 octobre 2022
Pessimiste / optimiste
Il voit le verre à moitié vide
Et ne pense pas à le remplir.
Par la même, l'esprit aride,
Obstiné, il refuse d'accomplir
Les plus élémentaires missions.
Ayant la désagréable impression
Qu'il le ferait en vain.
Il finit toujours sur sa faim,
Sa panse ne se satisfait de rien.
À travers son regard opaque,
Il filtre la lumière,
Perçoit le monde en négatif.
Ce n'est plus qu'une ombre,
Un fantôme dans un décor sombre.
À quoi peut servir l'espoir
À part à être finalement déçu ?
Il fait une croix dessus,
Ajoute des points noirs
À sa déjà longue liste.
Il a une profonde affection
Pour les clowns tristes
Effectuant le dernier tour de piste.
Il les trouve plus réalistes
Que tous ces êtres bariolés,
Perpétuellement souriants,
Qui, tout en riant,
Semblent vouloir violer
Sa dévouée neurasthénie.
Le mal est un génie.
Encombré par son malaise,
S'il a une pensée positive,
Ne pouvant formuler l'hypothèse
Qu'elle pourrait changer sa vie,
Aussitôt il la renie.
À chaque occasion il récidive,
Ignorant ces échecs.
Il se retrouve démuni.
Désabusé, il se ment
Et se débarrassera difficilement
De ses mauvaises manies.
-------------------------------------------------
L'optimiste s'éveille,
Avec un discret rayon de soleil
Frappant à sa lucarne.
C'est le bonheur qu'il incarne.
S'habillant d'un sourire
Pour accueillir le meilleur,
Laisser à la porte le pire.
Il n'y a pas mieux ailleurs.
Il ne fait plus cas
Des quotidiens petits tracas.
C'est un dissipeur de nuages,
Dénicheur de ciel bleu.
Il refuse de laisser en cage
Ses rêves d'envolées.
On le voit convoler
D'une bonne nouvelle
À un geste amical.
Le signe le plus banal
L'enjoint à se satisfaire.
Il y croit dur comme fer,
Il peut atteindre le paradis
Sans passer par la case enfer.
Son éternelle bonne humeur
S'affiche et est addictive.
On salue son absence
Au bureau des pleurs.
Jamais il ne se prive
De l'essentielle douceur.
Le quotidien s'adoucit.
Aux bouquets de soucis
Ou de chrysanthèmes
Il préfère d'autres fleurs,
S'occuper de ce qu'il aime.
Un stock de confiance
Lui permet d'en puiser
Même s'il est épuisé,
Que pleine est la coupe.
Sa lampe reste allumée.
Sagement il bannit
Celui qui veut l'éteindre.
Il a le vent en poupe.
Chaque matin il bénit
La flamboyante aurore
Qui allumera son foyer,
Dont les braises rougeoient encore.
Le sommeil vient l'étreindre
Et il sait que demain
Il poursuivra sa quête, vaillant,
Poussé par le mistral gagnant.*
© Slamity Jane - SACEM
* Vous aurez bien sûr reconnu le titre de la chanson de Renaud
Et ne pense pas à le remplir.
Par la même, l'esprit aride,
Obstiné, il refuse d'accomplir
Les plus élémentaires missions.
Ayant la désagréable impression
Qu'il le ferait en vain.
Il finit toujours sur sa faim,
Sa panse ne se satisfait de rien.
À travers son regard opaque,
Il filtre la lumière,
Perçoit le monde en négatif.
Ce n'est plus qu'une ombre,
Un fantôme dans un décor sombre.
À quoi peut servir l'espoir
À part à être finalement déçu ?
Il fait une croix dessus,
Ajoute des points noirs
À sa déjà longue liste.
Il a une profonde affection
Pour les clowns tristes
Effectuant le dernier tour de piste.
Il les trouve plus réalistes
Que tous ces êtres bariolés,
Perpétuellement souriants,
Qui, tout en riant,
Semblent vouloir violer
Sa dévouée neurasthénie.
Le mal est un génie.
Encombré par son malaise,
S'il a une pensée positive,
Ne pouvant formuler l'hypothèse
Qu'elle pourrait changer sa vie,
Aussitôt il la renie.
À chaque occasion il récidive,
Ignorant ces échecs.
Il se retrouve démuni.
Désabusé, il se ment
Et se débarrassera difficilement
De ses mauvaises manies.
-------------------------------------------------
L'optimiste s'éveille,
Avec un discret rayon de soleil
Frappant à sa lucarne.
C'est le bonheur qu'il incarne.
S'habillant d'un sourire
Pour accueillir le meilleur,
Laisser à la porte le pire.
Il n'y a pas mieux ailleurs.
Il ne fait plus cas
Des quotidiens petits tracas.
C'est un dissipeur de nuages,
Dénicheur de ciel bleu.
Il refuse de laisser en cage
Ses rêves d'envolées.
On le voit convoler
D'une bonne nouvelle
À un geste amical.
Le signe le plus banal
L'enjoint à se satisfaire.
Il y croit dur comme fer,
Il peut atteindre le paradis
Sans passer par la case enfer.
Son éternelle bonne humeur
S'affiche et est addictive.
On salue son absence
Au bureau des pleurs.
Jamais il ne se prive
De l'essentielle douceur.
Le quotidien s'adoucit.
Aux bouquets de soucis
Ou de chrysanthèmes
Il préfère d'autres fleurs,
S'occuper de ce qu'il aime.
Un stock de confiance
Lui permet d'en puiser
Même s'il est épuisé,
Que pleine est la coupe.
Sa lampe reste allumée.
Sagement il bannit
Celui qui veut l'éteindre.
Il a le vent en poupe.
Chaque matin il bénit
La flamboyante aurore
Qui allumera son foyer,
Dont les braises rougeoient encore.
Le sommeil vient l'étreindre
Et il sait que demain
Il poursuivra sa quête, vaillant,
Poussé par le mistral gagnant.*
© Slamity Jane - SACEM
* Vous aurez bien sûr reconnu le titre de la chanson de Renaud
21 octobre 2022
Pas le pied...
C'était ma plus grande crainte et c'est arrivé. Je me suis cassé le pied.
Voilà donc deux textes issus de cette malheureuse expérience.
LA PRINCESSE AU PIED CASSÉ
Une femme marchait dans un bois.
Le moral au plus bas,
La peine en bandoulière,
Un brin tête en l'air,
Sans regarder où elle allait.
Soudain elle a chuté
Et s'est cassé le pied.
Bête accident de parcours.
Une dame la releva,
L'aida à faire les premiers pas.
Son ami de toujours
Lui porta aussi secours.
Nous sommes peu dans ce monde,
Il suffit de quelques secondes
Pour que tout change.
Des choses bien étranges
Se produisent dès lors.
À chaque fois qu'elle sort,
Heureuses incartades
- Tentant de passer inaperçue,
Peu fière de sa cascade -
Elle attire pourtant l'attention
Et ressent de la gêne
En lisant dans les yeux
Un mélange de compassion
Et de beaucoup de peine.
C'est devenu un jeu
De tenter d'avoir fière allure.
Si seulement elle s'attendait
À cette folle aventure !
C'est à se demander
Si elle est une princesse.
Autour d'elle on se presse,
Nulle part elle n'attend,
On lui propose de l'aide,
Une main serviable se tend,
On lui ouvre grand les portes.
C'est un bon remède
Pour lutter contre la fatalité.
Bien sûr, cela la touche aussi
C'est bien ça qui importe
Dans son malheur.
Touchée par de telles valeurs
Car il faut bien l'avouer,
Elle ne voyait pas les gens ainsi
Capables de se dévouer.
Persuadée que pour la majorité
Seul le chacun pour soi comptait.
Que l'égoïsme était roi.
Elle retrouve foi
En la nature humaine.
Les événements s'enchaînent.
Le destin a de drôles de façons
De nous inculquer ses leçons.
Elle a trouvé un allié.
Une fois remise sur pied,
Elle reviendra à l'anonymat.
Le retour à la normale
Lui enlèvera un mal,
Une sacrée épine
Car elle se souviendra
De toutes ces belles intentions.
Déjà un sourire se dessine.
Elle retiendra,
Qu'au-delà du paraître,
La solidarité n'est pas une invention
Vouée à disparaître.
© Slamity Jane - SACEM
C'EST PAS LE PIED...
Avoir le pied cassé, ce n'est vraiment pas le pied.
Moi qui n'ai jamais été à cloche-pied dans la vie, je n'ai plus le choix. Contrainte de jouer à la marelle, je ne suis pas prête d'atteindre le ciel.
Il n'y a pas si longtemps, j'esquivais les obstacles à grandes enjambées... Je suis plus fragile que ce que je croyais. C'est dingue comme une simple chute peut faire tout basculer et nous rendre terre à terre.
Ma tête est comme plâtrée. J'ai le moral lourd dans mon unique chaussette.
Mode momie-poétesse activé. Sans le faire exprès, je sors des expressions contenant le mot "pied" toutes les 5 minutes. Quoi qu'il arrive, il faut savoir jouer de chaque situation, mettre de la poésie en toute chose et ne pas perdre la tête, n'est ce pas ?
Je tente malgré tout d'avoir bon pied bon œil mais, par la force des choses, chaque matin je me lève du mauvais pied. Plus adroite du tout, je fais tout comme un pied. On appelle plus ça être gauche, car c'est celui là qui s'est arraché.
Je travaille d'arrache-pied pour faire bonne figure.
Heureusement les ami(e)s et la famille sont des béquilles magiques.
Ça doit être le signe qu'il est temps que je lève le pied. Que je cesse à tout prix d'accélérer dès que je constate que la voie se libère.
Je vais faire une entorse à mes principes.
Allez je me détend, je profite... Avec la décontraction naturelle de la tortue.
L'expression "Prendre son mal en patience" trouve maintenant tout son sens. Je tenterais de garder ce rythme lorsque l'on m'aura délivrée de ce fichu boulet à la patte.
Voilà donc deux textes issus de cette malheureuse expérience.
LA PRINCESSE AU PIED CASSÉ
Une femme marchait dans un bois.
Le moral au plus bas,
La peine en bandoulière,
Un brin tête en l'air,
Sans regarder où elle allait.
Soudain elle a chuté
Et s'est cassé le pied.
Bête accident de parcours.
Une dame la releva,
L'aida à faire les premiers pas.
Son ami de toujours
Lui porta aussi secours.
Nous sommes peu dans ce monde,
Il suffit de quelques secondes
Pour que tout change.
Des choses bien étranges
Se produisent dès lors.
À chaque fois qu'elle sort,
Heureuses incartades
- Tentant de passer inaperçue,
Peu fière de sa cascade -
Elle attire pourtant l'attention
Et ressent de la gêne
En lisant dans les yeux
Un mélange de compassion
Et de beaucoup de peine.
C'est devenu un jeu
De tenter d'avoir fière allure.
Si seulement elle s'attendait
À cette folle aventure !
C'est à se demander
Si elle est une princesse.
Autour d'elle on se presse,
Nulle part elle n'attend,
On lui propose de l'aide,
Une main serviable se tend,
On lui ouvre grand les portes.
C'est un bon remède
Pour lutter contre la fatalité.
Bien sûr, cela la touche aussi
C'est bien ça qui importe
Dans son malheur.
Touchée par de telles valeurs
Car il faut bien l'avouer,
Elle ne voyait pas les gens ainsi
Capables de se dévouer.
Persuadée que pour la majorité
Seul le chacun pour soi comptait.
Que l'égoïsme était roi.
Elle retrouve foi
En la nature humaine.
Les événements s'enchaînent.
Le destin a de drôles de façons
De nous inculquer ses leçons.
Elle a trouvé un allié.
Une fois remise sur pied,
Elle reviendra à l'anonymat.
Le retour à la normale
Lui enlèvera un mal,
Une sacrée épine
Car elle se souviendra
De toutes ces belles intentions.
Déjà un sourire se dessine.
Elle retiendra,
Qu'au-delà du paraître,
La solidarité n'est pas une invention
Vouée à disparaître.
© Slamity Jane - SACEM
C'EST PAS LE PIED...
Avoir le pied cassé, ce n'est vraiment pas le pied.
Moi qui n'ai jamais été à cloche-pied dans la vie, je n'ai plus le choix. Contrainte de jouer à la marelle, je ne suis pas prête d'atteindre le ciel.
Il n'y a pas si longtemps, j'esquivais les obstacles à grandes enjambées... Je suis plus fragile que ce que je croyais. C'est dingue comme une simple chute peut faire tout basculer et nous rendre terre à terre.
Ma tête est comme plâtrée. J'ai le moral lourd dans mon unique chaussette.
Mode momie-poétesse activé. Sans le faire exprès, je sors des expressions contenant le mot "pied" toutes les 5 minutes. Quoi qu'il arrive, il faut savoir jouer de chaque situation, mettre de la poésie en toute chose et ne pas perdre la tête, n'est ce pas ?
Je tente malgré tout d'avoir bon pied bon œil mais, par la force des choses, chaque matin je me lève du mauvais pied. Plus adroite du tout, je fais tout comme un pied. On appelle plus ça être gauche, car c'est celui là qui s'est arraché.
Je travaille d'arrache-pied pour faire bonne figure.
Heureusement les ami(e)s et la famille sont des béquilles magiques.
Ça doit être le signe qu'il est temps que je lève le pied. Que je cesse à tout prix d'accélérer dès que je constate que la voie se libère.
Je vais faire une entorse à mes principes.
Allez je me détend, je profite... Avec la décontraction naturelle de la tortue.
L'expression "Prendre son mal en patience" trouve maintenant tout son sens. Je tenterais de garder ce rythme lorsque l'on m'aura délivrée de ce fichu boulet à la patte.
Félin pour l'autre
Je suis conquise
Lorsque tu poses,
Sensation délicate,
Tendresse exquise,
Ta patte de velours
Sur ma peau.
En geste de soie.
Jamais tu ne me déçois.
Lorsque tu ronronnes
De tout ton amour,
Ce sont de doux chants
Que tu me fredonnes.
Jamais bien méchant,
Je suis encor attendrie
Si tu apposes ta griffe.
Séduite par tes yeux,
Superbes pierres précieuses,
Agate, jade ou saphir.
Subtilement irisés de noir.
Ta présence délicieuse
M'enchante du matin au soir.
Tu as toute la place
Pour te lover dans mon cœur.
Tu es un fidèle veilleur
Chassant le spleen.
On ne peut rester de glace
Face à ta grâce divine.
Sous tes caresses
S'évade ma tristesse.
Lorsque tu t'en vas
Élégant des moustaches
Jusqu'aux coussinets,
Séducteur inné,
Ton absence entache
Le bien-être que je te dois.
Si heureuse à ton retour.
Quand tu n'es pas là,
Tu manques à mes jours.
Mon chat raffiné.
Je suis ta maîtresse,
Comblée pour des années
Par tant de noblesse.
Tu es bel et bien un roi
Trônant fier sur notre royaume.
Je ne peux me passer de toi.
Faits l'un pour l'autre en somme.
© Slamity Jane - SACEM
Lorsque tu poses,
Sensation délicate,
Tendresse exquise,
Ta patte de velours
Sur ma peau.
En geste de soie.
Jamais tu ne me déçois.
Lorsque tu ronronnes
De tout ton amour,
Ce sont de doux chants
Que tu me fredonnes.
Jamais bien méchant,
Je suis encor attendrie
Si tu apposes ta griffe.
Séduite par tes yeux,
Superbes pierres précieuses,
Agate, jade ou saphir.
Subtilement irisés de noir.
Ta présence délicieuse
M'enchante du matin au soir.
Tu as toute la place
Pour te lover dans mon cœur.
Tu es un fidèle veilleur
Chassant le spleen.
On ne peut rester de glace
Face à ta grâce divine.
Sous tes caresses
S'évade ma tristesse.
Lorsque tu t'en vas
Élégant des moustaches
Jusqu'aux coussinets,
Séducteur inné,
Ton absence entache
Le bien-être que je te dois.
Si heureuse à ton retour.
Quand tu n'es pas là,
Tu manques à mes jours.
Mon chat raffiné.
Je suis ta maîtresse,
Comblée pour des années
Par tant de noblesse.
Tu es bel et bien un roi
Trônant fier sur notre royaume.
Je ne peux me passer de toi.
Faits l'un pour l'autre en somme.
© Slamity Jane - SACEM
28 septembre 2022
Putain de rancœur
J'ai bien trop de hauts le cœur
Nourrissant ma putain de rancœur.
À vouloir vomir toute la noirceur,
Ce qui m'a teint à l'intérieur.
Bien sûr... plus rien ne m'atteint.
C'est pour ça que je me tue au matin
À effacer ces inscriptions en latin
Qui, sur mon sommeil, ont déteint.
Nuits blanches aux idées noires
Grouillantes de trop de cafard.
Installées là en épais brouillard.
Vidées de leur sens à mon instar.
Je veux shooter ce qui me bute
Mais erre parmi vous sans but.
Je le sais, inégale est cette lutte
Et très dure sera la chute.
Depuis longtemps je cache
Tous les maux que je mâche.
Alors au risque d'être trash
C'est de la bile que je crache.
J'entends la tourmente gronder.
Je n'en peux plus de ces ondées.
De pluies acides inondée.
Gouttes de poison venant me sonder.
Écorchée par la traîtrise,
Les ressentiments me détruisent
Mais l'agonie n'est pas de mise.
Ce qui est cru m'exorcise.
Des pans entiers à incendier.
Tant de mal à congédier.
Je dois pouvoir y remédier.
Il n'y a rien de bon à lui dédier.
© Slamity Jane - SACEM
Nourrissant ma putain de rancœur.
À vouloir vomir toute la noirceur,
Ce qui m'a teint à l'intérieur.
Bien sûr... plus rien ne m'atteint.
C'est pour ça que je me tue au matin
À effacer ces inscriptions en latin
Qui, sur mon sommeil, ont déteint.
Nuits blanches aux idées noires
Grouillantes de trop de cafard.
Installées là en épais brouillard.
Vidées de leur sens à mon instar.
Je veux shooter ce qui me bute
Mais erre parmi vous sans but.
Je le sais, inégale est cette lutte
Et très dure sera la chute.
Depuis longtemps je cache
Tous les maux que je mâche.
Alors au risque d'être trash
C'est de la bile que je crache.
J'entends la tourmente gronder.
Je n'en peux plus de ces ondées.
De pluies acides inondée.
Gouttes de poison venant me sonder.
Écorchée par la traîtrise,
Les ressentiments me détruisent
Mais l'agonie n'est pas de mise.
Ce qui est cru m'exorcise.
Des pans entiers à incendier.
Tant de mal à congédier.
Je dois pouvoir y remédier.
Il n'y a rien de bon à lui dédier.
© Slamity Jane - SACEM
06 septembre 2022
La rue des pas perdus
Une âme errante, hante
La rue des pas perdus.
Sans cœur et sans raison
À contre courant des saisons.
Morte d'avoir voulu être forte.
La vie a déserté les lieux un été.
Là dans l'obscurité
De la rue des pas perdus,
Aveugle, elle s'égare.
Devant ses yeux, un épais brouillard
occulte les cieux.
L'œil hagard, elle se perd de vue ;
Invisible aux gens qui passent
Elle réside dans cette impasse.
Dans la rue des pas perdus
Ruissellent des larmes amères,
Des crève-cœur, des chimères.
Des espoirs suspendus.
Dans la rue des pas perdus
Des réverbères sans lumière
Guettent les allées et venues
d'une âme qui erre.
De la renaissance au trépas,
il n'y a qu'un pas
Qui la mène au pied du mur.
Où il n'y a plus que l'agonie des blessures.
Tout sort, plus rien ne rentre
L'épée de Damoclès s'enfonce dans son ventre.
Un vide abyssal engloutit tout petit à petit
Plus de buts, que des contresens,
Du poison dans l'essence.
Si vaine est la lutte
Lorsqu'on est promis à la chute.
Dans la rue des pas perdus
Ruissellent des larmes amères,
Des crève-cœur, des chimères.
Des espoirs suspendus.
Dans la rue des pas perdus
Des réverbères sans lumière
Guettent les allées et venues
d'une âme qui erre.
Dans la rue des pas perdus
Il y a une ombre
Divaguant dans les décombres.
Elle traîne éperdue.
La valse du néant
L'entraîne et l'attire.
Impossible de partir.
Tout passe, le destin mécréant
Chasse les pas incertains.
Dans l'impasse du chagrin,
Un pied dans l'abîme,
La danse du chaos l'anime.
© Slamity Jane - SACEM
La rue des pas perdus.
Sans cœur et sans raison
À contre courant des saisons.
Morte d'avoir voulu être forte.
La vie a déserté les lieux un été.
Là dans l'obscurité
De la rue des pas perdus,
Aveugle, elle s'égare.
Devant ses yeux, un épais brouillard
occulte les cieux.
L'œil hagard, elle se perd de vue ;
Invisible aux gens qui passent
Elle réside dans cette impasse.
Dans la rue des pas perdus
Ruissellent des larmes amères,
Des crève-cœur, des chimères.
Des espoirs suspendus.
Dans la rue des pas perdus
Des réverbères sans lumière
Guettent les allées et venues
d'une âme qui erre.
De la renaissance au trépas,
il n'y a qu'un pas
Qui la mène au pied du mur.
Où il n'y a plus que l'agonie des blessures.
Tout sort, plus rien ne rentre
L'épée de Damoclès s'enfonce dans son ventre.
Un vide abyssal engloutit tout petit à petit
Plus de buts, que des contresens,
Du poison dans l'essence.
Si vaine est la lutte
Lorsqu'on est promis à la chute.
Dans la rue des pas perdus
Ruissellent des larmes amères,
Des crève-cœur, des chimères.
Des espoirs suspendus.
Dans la rue des pas perdus
Des réverbères sans lumière
Guettent les allées et venues
d'une âme qui erre.
Dans la rue des pas perdus
Il y a une ombre
Divaguant dans les décombres.
Elle traîne éperdue.
La valse du néant
L'entraîne et l'attire.
Impossible de partir.
Tout passe, le destin mécréant
Chasse les pas incertains.
Dans l'impasse du chagrin,
Un pied dans l'abîme,
La danse du chaos l'anime.
© Slamity Jane - SACEM
17 août 2022
En poésie
Habiter en poésie
C'est faire chanter le silence
En harmonie avec son âme,
Écouter ce que dictent ses sens.
C'est semer de la fantaisie
Dans un univers terne.
Gratter la rouille,
La poussière du temps
Depuis longtemps déposées
Sur nos cœurs en berne.
S'accorder une trêve.
Suspendre l'instant
À l'étoile de nos rêves.
Surprendre le lecteur
À des endroits qu'il ne connaissait pas.
. C'est s'inscrire dans la marge.
Semer quelques messages
Le long de son passage.
C'est laisser sa muse s'exprimer
Au nom de tous les opprimés.
Écrire partout, sur les murs,
S'accorder au passé, présent et futur.
Aussi savoir tourner la page,
Lire à travers les ratures.
S'inspirer de la nature,
Couper l'herbe sous le pied
De ceux qui la souille.
Sentir couler en soi la sève
Des mots à la force vitale,
L'énergie qui nous sied.
Une écriture végétale.
Chaque ondée d'inspiration,
Chaque nouvelle respiration,
Fait germer la beauté
Partout où passe la plume.
De la joie à l'amertume,
En passant par l'amour et la cruauté,
Les poètes ravivent la flamme
Aux bois dont ils se chauffent.
Debout au sein d'une foule
Qui sous les mauvais vents croule,
Ils bousculent et apostrophent,
Avec des mots plein de douceur
Ou tranchants comme une lame.
Ils expriment leur ardeur,
Ce jusqu'à pas d'heure.
Habiter en poésie
C'est redonner de la splendeur
À tout ce qui fane.
Un frisson parcourt la feuille,
Transporte celui qui l'accueille.
Compter, ou pas, ses pieds
Quand seule compte la mesure
De nos émotions émerveillées.
Battre le fer tant qu'il est chaud.
Condamner la violence
Par la justesse de ses sentences.
Faire usage du faux
Seulement pour mieux révéler le vrai.
Le moment de se mettre à nu est venu
Alors on abandonne l'armure.
Tout est bon pour se délivrer,
Du cri de colère aux murmures.
Être poète
C'est être habité par la poésie.
Lui laisser la clé de notre esprit
Lorsqu'elle nous a choisi.
Ne pas croire au hasard.
C'est faire de ce noble art
Un passe-temps de prédilection.
C'est trouver des mots de collection,
De véritables trésors,
Fouillant dans de grands paniers
Dans de vieux greniers.
Leur faire prendre la lumière,
Là, couchés sur le papier.
C'est être chercheur d'or,
Attendant la fameuse pépite
Faisant de nous un être riche.
Elle sera la raison de sa quête.
Accueillir en soi ce qui palpite
Au sein vivant de l'univers.
C'est mener l'enquête
Épris d'inédit et de faits divers.
C'est, pour celui qui s'endort,
Voir ses songes éclore
Sur des feuilles immaculées.
En effeuiller les pétales
Pour atteindre le cœur.
C'est se libérer de ses peurs,
Exorciser tous les démons,
Oublier leurs sermons.
C'est être un miraculé.
C'est faire naître le sens
De l'insondable néant.
C'est être sur son séant,
À la fois si présent et absent,
Et voir son âme s'envoler.
La poésie est l'essence.
La source de toute chose.
Vivre de poésie,
C'est choisir le chemin le plus beau,
Aspirer à monter toujours plus haut.
Peindre la vie toujours plus rose.
C'est raconter son histoire,
Y ajouter des enluminures.
La croiser avec celle de son prochain,
Tel on le prendrait par la main.
Mêlée à celle en lettre majuscule,
C'est la graver pour l'éternité,
Lui accorder de la légitimité.
C'est notre chance de laisser une trace
Lorsque la faux menace la vie fugace.
Poésie en offrande sur le divin autel.
Se saisir de la magie à portée de main
Du commun des mortels.
© Slamity Jane - SACEM
C'est faire chanter le silence
En harmonie avec son âme,
Écouter ce que dictent ses sens.
C'est semer de la fantaisie
Dans un univers terne.
Gratter la rouille,
La poussière du temps
Depuis longtemps déposées
Sur nos cœurs en berne.
S'accorder une trêve.
Suspendre l'instant
À l'étoile de nos rêves.
Surprendre le lecteur
À des endroits qu'il ne connaissait pas.
. C'est s'inscrire dans la marge.
Semer quelques messages
Le long de son passage.
C'est laisser sa muse s'exprimer
Au nom de tous les opprimés.
Écrire partout, sur les murs,
S'accorder au passé, présent et futur.
Aussi savoir tourner la page,
Lire à travers les ratures.
S'inspirer de la nature,
Couper l'herbe sous le pied
De ceux qui la souille.
Sentir couler en soi la sève
Des mots à la force vitale,
L'énergie qui nous sied.
Une écriture végétale.
Chaque ondée d'inspiration,
Chaque nouvelle respiration,
Fait germer la beauté
Partout où passe la plume.
De la joie à l'amertume,
En passant par l'amour et la cruauté,
Les poètes ravivent la flamme
Aux bois dont ils se chauffent.
Debout au sein d'une foule
Qui sous les mauvais vents croule,
Ils bousculent et apostrophent,
Avec des mots plein de douceur
Ou tranchants comme une lame.
Ils expriment leur ardeur,
Ce jusqu'à pas d'heure.
Habiter en poésie
C'est redonner de la splendeur
À tout ce qui fane.
Un frisson parcourt la feuille,
Transporte celui qui l'accueille.
Compter, ou pas, ses pieds
Quand seule compte la mesure
De nos émotions émerveillées.
Battre le fer tant qu'il est chaud.
Condamner la violence
Par la justesse de ses sentences.
Faire usage du faux
Seulement pour mieux révéler le vrai.
Le moment de se mettre à nu est venu
Alors on abandonne l'armure.
Tout est bon pour se délivrer,
Du cri de colère aux murmures.
Être poète
C'est être habité par la poésie.
Lui laisser la clé de notre esprit
Lorsqu'elle nous a choisi.
Ne pas croire au hasard.
C'est faire de ce noble art
Un passe-temps de prédilection.
C'est trouver des mots de collection,
De véritables trésors,
Fouillant dans de grands paniers
Dans de vieux greniers.
Leur faire prendre la lumière,
Là, couchés sur le papier.
C'est être chercheur d'or,
Attendant la fameuse pépite
Faisant de nous un être riche.
Elle sera la raison de sa quête.
Accueillir en soi ce qui palpite
Au sein vivant de l'univers.
C'est mener l'enquête
Épris d'inédit et de faits divers.
C'est, pour celui qui s'endort,
Voir ses songes éclore
Sur des feuilles immaculées.
En effeuiller les pétales
Pour atteindre le cœur.
C'est se libérer de ses peurs,
Exorciser tous les démons,
Oublier leurs sermons.
C'est être un miraculé.
C'est faire naître le sens
De l'insondable néant.
C'est être sur son séant,
À la fois si présent et absent,
Et voir son âme s'envoler.
La poésie est l'essence.
La source de toute chose.
Vivre de poésie,
C'est choisir le chemin le plus beau,
Aspirer à monter toujours plus haut.
Peindre la vie toujours plus rose.
C'est raconter son histoire,
Y ajouter des enluminures.
La croiser avec celle de son prochain,
Tel on le prendrait par la main.
Mêlée à celle en lettre majuscule,
C'est la graver pour l'éternité,
Lui accorder de la légitimité.
C'est notre chance de laisser une trace
Lorsque la faux menace la vie fugace.
Poésie en offrande sur le divin autel.
Se saisir de la magie à portée de main
Du commun des mortels.
© Slamity Jane - SACEM
08 août 2022
Myosotis
Je sème des pétales de myosotis
Sur la route où l'oubli s'immisce.
Lasse, je perds mes repères.
Les gens qui m'aiment tissent
Des instants aux instincts éphémères.
Je ne me rappelle plus d'où je viens.
Le chemin qu'il me reste s'écourte.
Mon nom, c'est à peine si je m'en souviens.
C'est fou ce que j'ai la mémoire courte.
Qui est cette personne dans la glace ?
Inexorablement le passé s'efface
Et ne laisse derrière lui aucune trace.
Ne m'oubliez pas,
Vous êtes ma mémoire.
La fleur de l'âge
Est un naufrage
Fait de trous noirs.
Ne m'oubliez pas
Vous conterez mon histoire.
Les années ont vu les souvenirs se faner,
Aux oubliettes ce que j'ai glané.
Je ne sais plus ce que j'ai bâti,
Combien d'êtres chers sont partis.
Abatis de songes flous,
Nature morte d'émois,
Mon esprit s'amenuise à quelques mois.
Devenue étrangère à moi même,
Vous m'évoquez ce que j'étais autrefois.
Semblant briser le terrible anathème,
Des bribes de vie parfois reviennent
Quand vos mains tiennent la mienne.
Alors heureuse je me remémore
Ce qui en moi sommeille,
Comme au sortir d'une longue veille.
C'est grâce à vous que j'existe encore.
Ne m'oubliez pas,
Vous êtes ma mémoire.
La fleur de l'âge
Est un naufrage
Fait de trous noirs.
Ne m'oubliez pas
Vous conterez mon histoire.
Mon front est ridé par l'amnésie.
Vos sourires réchauffent les hivers
Frileux de ma vieillesse transie.
Un peu de bonheur et d'ambroisie,
Là où la mélancolie du crépuscule
Teinte de bleu les aubes d'antan.
Vous qui surveillez la pendule,
Si vous voyez des myosotis fleurir
Rappelez vous qu'il faut chérir
Chaque moment offert
Avant que ne les emportent le temps.
© Slamity Jane - SACEM
Sur la route où l'oubli s'immisce.
Lasse, je perds mes repères.
Les gens qui m'aiment tissent
Des instants aux instincts éphémères.
Je ne me rappelle plus d'où je viens.
Le chemin qu'il me reste s'écourte.
Mon nom, c'est à peine si je m'en souviens.
C'est fou ce que j'ai la mémoire courte.
Qui est cette personne dans la glace ?
Inexorablement le passé s'efface
Et ne laisse derrière lui aucune trace.
Ne m'oubliez pas,
Vous êtes ma mémoire.
La fleur de l'âge
Est un naufrage
Fait de trous noirs.
Ne m'oubliez pas
Vous conterez mon histoire.
Les années ont vu les souvenirs se faner,
Aux oubliettes ce que j'ai glané.
Je ne sais plus ce que j'ai bâti,
Combien d'êtres chers sont partis.
Abatis de songes flous,
Nature morte d'émois,
Mon esprit s'amenuise à quelques mois.
Devenue étrangère à moi même,
Vous m'évoquez ce que j'étais autrefois.
Semblant briser le terrible anathème,
Des bribes de vie parfois reviennent
Quand vos mains tiennent la mienne.
Alors heureuse je me remémore
Ce qui en moi sommeille,
Comme au sortir d'une longue veille.
C'est grâce à vous que j'existe encore.
Ne m'oubliez pas,
Vous êtes ma mémoire.
La fleur de l'âge
Est un naufrage
Fait de trous noirs.
Ne m'oubliez pas
Vous conterez mon histoire.
Mon front est ridé par l'amnésie.
Vos sourires réchauffent les hivers
Frileux de ma vieillesse transie.
Un peu de bonheur et d'ambroisie,
Là où la mélancolie du crépuscule
Teinte de bleu les aubes d'antan.
Vous qui surveillez la pendule,
Si vous voyez des myosotis fleurir
Rappelez vous qu'il faut chérir
Chaque moment offert
Avant que ne les emportent le temps.
© Slamity Jane - SACEM
03 août 2022
S'écrire
Prendre la plume pour écrire un texte engagé.
Au trône de la réalité, faire ses convictions siéger.
Afin que nos droits soient sereins, non pas fustigés
Au profit d'un système carcéral qui nous a piégé.
Des barreaux ne nous faisant taire, plutôt enrager.
Nous sommes maîtres de nos pensées, même affligés.
Mais la tête sous l'eau, il devient impossible de songer.
Au quotidien c'est notre argent que l'on doit allonger,
Pour survivre dans le matériel et ne pas plonger.
La conscience peut évoluer en palpable objet.
Peu importe le verbe imposé. Sais faire de toi le sujet.
Écrit sans craindre les exclamations. Souligne les préjugés.
Lorsque la société te censurera avec son devoir de te juger,
C'est la liste des faits à dénoncer qui se verra prolongée.
Si nos stylos pleurent pour la liberté d'expression figée,
Nos esprits n'ont pas souvenir qu'une stèle lui ai été érigée.
Alors continuons de la faire vivre, sans cesse revue et corrigée.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Aérer son cœur pour écrire une lettre d'amour.
Ouvrir la porte au lieu de la fermer à double tour.
Comme un hymne aux êtres chers qui nous entourent.
Leurs paroles sont pures, parfois dures, bénéfiques toujours.
Même leurs silences expriment une fidélité sans recours.
Le partage est scellé, tel un pacte excluant un retour.
Leur signature : un sourire, un geste, un simple bonjour ;
Car en sentiment il n'y a pas besoin de long discours.
Au moindre vague à l'âme, lame de fond, ils accourent.
Du cadran les aiguilles ont déjà fait le tour.
Les moments passés avec eux sont vraiment trop courts.
Ils parent nos lieux habituels des plus beaux atours.
Ensemble du monde nous redessinons les contours.
Les fardeaux partagés semblent beaucoup moins lourds.
Pour tout cela, ils méritent des déclarations de troubadour :
Que les mots aient la fraîcheur des premiers jours,
La beauté des richesses qu'ils sèment sur nos parcours.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Écrire comme se propage une marée noire.
Noircir des pages pour crier son désespoir.
À vif, sur le fil du rasoir
Trancher les attentes illusoires.
Sortir la boîte de Pandore du tiroir
Afin de la sceller d'un indestructible fermoir.
Exorciser les démons pour ne pas choir,
Ne pas finir broyé entre leurs mâchoires.
Avoir gagné au moins une victoire.
Comme on agiterait un mouchoir,
Au revoir la tristesse et son frêle bougeoir.
Prendre le stylo comme exutoire,
La clé pour s'évader de l'étouffoir,
Trouver une autre issue à l'histoire.
À la source de l'encrier, croire
En la renaissance ; enfin s'émouvoir.
L'écriture a ce magique pouvoir.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Au trône de la réalité, faire ses convictions siéger.
Afin que nos droits soient sereins, non pas fustigés
Au profit d'un système carcéral qui nous a piégé.
Des barreaux ne nous faisant taire, plutôt enrager.
Nous sommes maîtres de nos pensées, même affligés.
Mais la tête sous l'eau, il devient impossible de songer.
Au quotidien c'est notre argent que l'on doit allonger,
Pour survivre dans le matériel et ne pas plonger.
La conscience peut évoluer en palpable objet.
Peu importe le verbe imposé. Sais faire de toi le sujet.
Écrit sans craindre les exclamations. Souligne les préjugés.
Lorsque la société te censurera avec son devoir de te juger,
C'est la liste des faits à dénoncer qui se verra prolongée.
Si nos stylos pleurent pour la liberté d'expression figée,
Nos esprits n'ont pas souvenir qu'une stèle lui ai été érigée.
Alors continuons de la faire vivre, sans cesse revue et corrigée.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Aérer son cœur pour écrire une lettre d'amour.
Ouvrir la porte au lieu de la fermer à double tour.
Comme un hymne aux êtres chers qui nous entourent.
Leurs paroles sont pures, parfois dures, bénéfiques toujours.
Même leurs silences expriment une fidélité sans recours.
Le partage est scellé, tel un pacte excluant un retour.
Leur signature : un sourire, un geste, un simple bonjour ;
Car en sentiment il n'y a pas besoin de long discours.
Au moindre vague à l'âme, lame de fond, ils accourent.
Du cadran les aiguilles ont déjà fait le tour.
Les moments passés avec eux sont vraiment trop courts.
Ils parent nos lieux habituels des plus beaux atours.
Ensemble du monde nous redessinons les contours.
Les fardeaux partagés semblent beaucoup moins lourds.
Pour tout cela, ils méritent des déclarations de troubadour :
Que les mots aient la fraîcheur des premiers jours,
La beauté des richesses qu'ils sèment sur nos parcours.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Écrire comme se propage une marée noire.
Noircir des pages pour crier son désespoir.
À vif, sur le fil du rasoir
Trancher les attentes illusoires.
Sortir la boîte de Pandore du tiroir
Afin de la sceller d'un indestructible fermoir.
Exorciser les démons pour ne pas choir,
Ne pas finir broyé entre leurs mâchoires.
Avoir gagné au moins une victoire.
Comme on agiterait un mouchoir,
Au revoir la tristesse et son frêle bougeoir.
Prendre le stylo comme exutoire,
La clé pour s'évader de l'étouffoir,
Trouver une autre issue à l'histoire.
À la source de l'encrier, croire
En la renaissance ; enfin s'émouvoir.
L'écriture a ce magique pouvoir.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se libérer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
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