LA VOIX DU BONHEUR
Laissez moi penser que la vie peut être belle
et pour l'affirmer, monter les décibels.
J'veux pouvoir crier sur les toits
que j'peux être heureuse encore une fois.
Voir fuser des centaines d'éclats de rire.
Émerveillée, afin d'entailler le pire
car je refuse de broyer du noir
telle une machine, du matin jusqu'au soir.
Humaine, j'veux simplement dire
que j'ai le droit d'y croire.
Qu'on peut déposer les armes
sans être noyé sous un torrent de larmes.
J'ai besoin de garder espoir, de changer d'air,
pour voir ce que c'est que d'être bien.
Profiter simplement des petits riens.
Pouvoir prendre les choses à la légère.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
L'âme arc-en-ciel, aux mille couleurs,
à étaler sur mes sourdes douleurs.
Épuisée de s'effondrer, de vriller,
je sais qu'à chaque jour suffit sa peine.
Et oui, qu'il en existe aussi sans haine.
Reposée, je laisse le soleil briller.
Je me relève une fois pour toute,
laissant derrière moi les doutes.
L'existence est courte, j'veux profiter
de ses plaisirs comme en une nuit d'été
et surtout, poétiser ces belles envolées.
Le cœur plein, réaliser mes rêves.
Quitter ceux qui veulent me les voler.
Comme je plains ceux qui crèvent
de n'avoir osé atteindre les leurs.
Mais, ça y est, pour moi il est l'heure.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
Je cède à l'appel de la fièvre.
Je m'en vais, le sourire aux lèvres.
Suivez moi, je prends les devants.
Ma foi me fait aller de l'avant.
Un pas après l'autre, au suivant,
avec une légèreté délicieuse.
Oh combien est précieuse l'allégresse !
La joie est une richesse
qui fait de moi une chanceuse.
Je donne enfin une voix à ma vision
afin d'accomplir ma mission.
Le bonheur est à la portée de tous.
Il m'entraîne et me pousse.
C'est l'heure de me donner une chance.
Que prennent vie mes croyances.
C'est l'heure de rentrer dans la danse.
©️ Slamity Jane - SACEM
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JAMAIS VOULU ÇA
J'n'ai jamais voulu ça, être nourri par la rage.
Galérer des années pour tourner une page.
Ne plus être maître de mon royaume.
J’en bave tel le loyal lion en cage.
J’n’ai que trop erré dans vos déserts
n’offrant que mirages, solitude et misère.
En attendant qu’on m’injecte le sérum,
j'brave de façon royale vos entraves.
Je veux seulement prendre le large,
avant de devenir complètement barge.
J’refuserai toujours d’être une épave.
J’broie la colère dans ma paume.
J’bois, me saoulant avec mes propres psaumes.
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu être la cible de vos reproches.
J’n’aurai jamais cru faire du mal à mes proches.
Mais vous savez, lorsque soudain tout dérape,
nombreuses sont les choses qui nous échappe.
C’est comme si à chaque nouvelle étape
on descendait en parallèle d’un étage.
J’n’ai jamais voulu ça, être l’otage
des promesses que je n’ai pas pu tenir,
des croyances que je pensais détenir.
J’n’aurai jamais pensé vous abandonner
après avoir si longtemps tout donner,
mais parfois la seule solution est de partir
lorsqu'on souffre le martyr.
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça
J’n’ai jamais voulu ça, combattre
pour trouver la paix intérieure.
J’n’aime pas l’idée d’avoir à me débattre
dans les draps froids de mes peurs.
J’n’aurai jamais cru perdre en route l’enfant
ambitieux, conquérant, à l’air rieur.
Mais j’rentre pas dans le rang des gens tristes.
J’rêve de mieux et j’suis sur la bonne piste.
Et oui, maintenant adulte, j’me défends
face au tumulte, à la fureur du monde extérieur.
Si je ne choisis pas encore tout ce que je vis,
c'est en connaissance de cause que je sévis.
Ça date pas d’aujourd’hui que je dis oui à la vie.
Tant de choses que j'n'ai pas voulu.
Mais bon c'est comme ça
et il faut bien vivre avec.
©️ Slamity Jane - SACEM
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MAUDIT
Maudit je suis né,
condamné à vivre damné.
Un sordide refrain tourne dans ma tête
et ma terrifiante psychose s'entête.
Trop de barreaux à scier
au sein de cette existence sans pitié
refusant obstinément de m'amnistier.
Des mots obscurs gravés dans l'acier.
La poisse me colle à la peau.
Toujours vêtue de mes oripeaux.
La même histoire sans cesse se répète.
Les amitiés peu à peu s'émiettent,
infimes grains de sable dans le sablier.
J'ai voulu d'un splendide amour,
dur de constater ce que je récolte en retour.
Impossible d'apposer un point final.
Victime d'une détestable cabale.
Le malheur injecté en dose létale.
Les agonies à outrance sont fatales.
La souffrance m'a prit sous son aile,
me retient quand je veux me séparer d'elle.
Je ne parviens pas à lui être infidèle.
Impossible de conjurer le sort
car elle me tire vers le bas
quand je cherche à prendre mon essor.
À corps perdu, je plonge dans mes béances.
Elle aime ma déchéance,
mon irréversible manque de chance.
Soumis par sa main glaciale
ainsi j'abandonne le combat
et attend la délivrance.
À la fin de cette infernale spirale,
elle sera témoin de mon ultime râle.
©️ Slamity Jane - SACEM
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LAISSER COULER
https://www.youtube.com/watch?v=oY2CtnSRhyM
Laisser couler tout ce qui vient.
Il n'y a que ça pour faire du bien.
Ne plus vouloir s'attacher à rien.
Un à un, tenace, défaire les liens.
Sur la feuille, se laisse aller
emportée par le courant des pensées.
Tant de peine s'est déjà déversée.
Portée par une flopée d'émotions,
s'abandonner à ses divagations.
Écouter ce que dicte sa muse,
ressusciter plus la mine s'use.
Avoir conscience de sa veine
alors que l'existence malmène.
Ne pas vouloir stopper l'hémorragie.
Quand on se fait un sang d'encre,
prolixe, ne pas être un cancre.
Heurté(e) par la noire poésie de la vie,
elle est aussi source d'illumination.
Elle nous évite l'aliénation.
Au lieu de faire le gros dos,
composer des rondeaux.
Seule solution pour lâcher prise.
L'inspiration est un souffle nouveau.
C'est la meilleure clé à notre trousseau.
Elle marque nos lettres de son sceau.
Comme touchée par la grâce,
sur notre fragile épiderme, sa trace.
La triste réalité nous a crevé les yeux
mais confronté(e) aux constats odieux,
nous accueillons ses plus belles révélations.
Il suffit parfois d'un peu d'imagination
pour capter l'essentiel au-delà du visible.
Avoir une confiance aveugle en ce fusible.
La plume nous sort de notre stupeur
et soulage notre torrentielle fureur.
Rien ne peut arrêter l'enthousiasme
quand elle gomme le marasme.
Sourde aux mauvaises prophéties,
elle surprend avec ses facéties.
Elle nous a rendu notre liberté
là où tout espoir avait déserté.
Elle connecte le cœur à l'esprit,
avec elle nous sommes en faction,
elle brise les verrous sans effractions.
©️ Slamity Jane - SACEM
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EXIL
Un pétage de plomb a tout déclenché.
Croyez moi, j'ai bien assez marché,
épuisé mon énergie à tenter de ne pas flancher.
Dans ma tanière ne venait pas me chercher.
Ça y est, le silence se fait, j'ai tout débranché.
Apaisant, en boucle dans ma tête il résonne.
À présent, je ne suis plus là pour personne.
Fracassée par la cohorte des tracas,
j'en ai assez des horribles malheurs, du fracas.
Des fantômes du passé je ne veux plus faire cas.
Je tiens éloigné ce que je déteste
et de mes fardeaux je me déleste.
Je n'ai pas ma place dans ce monde violent,
où tout sourit aux insolents.
Face au mépris, je pars en courant.
De rien je ne veux être au courant
car facilement remonte la révolte
comme traversée par mille volts.
Je me dois, en toute honnêteté,
de m'exiler, de déconnecter
pour retrouver ce que je suis,
tel un tableau que l'on essuie ;
démêler les fils du mal du bien,
que rien ne se passe à mon insu.
Retourner à la source d'où je viens.
Il n'y a pas d'autres issues.
Dorénavant, je compte là-dessus
pour me remettre d'aplomb,
ôter mes semelles de plomb
et aller me mêler à mes prochains.
Prête à prendre le prochain train.
Qu'enfin se rétablisse la lumière,
je puisse compter sur mes ampères.
C'est l'unique fait auquel je crois :
il est si essentiel de revenir à soi
quand notre histoire nous déçoit.
©️ Slamity Jane - SACEM
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PIÈGE DE LA VIE
Usé de naviguer d'écueil en écueil,
ta vie est une fleur que tu effeuilles
« Je t'aime un peu, beaucoup,
Jusqu'à la folie... pas du tout ».
C'est une tombe sur laquelle tu te recueilles.
Dans les méandres de ta mémoire
il y a une faible lueur d'espoir.
Tu sens sa chaleur au creux de tes mains.
Tant bien que mal, tu l'entretiens jusqu'à demain.
Mais elle est si infime au sein de l'ouragan.
Au gré des courants, tu es un lagan.
Souvent tu veux céder à l'appel de la mort.
Violents sont les vents du remord,
de la détresse et de la colère.
Moroses sont les notes de ta portée
lorsqu'ils ont tout emporté.
Seule la peine ne te paraît pas éphémère.
Tu contemples, atterré, tes rêves échoués.
Rien ne reste dans tes poches trouées.
Chancelant tu avances,
avec pour compagne la malchance.
À quoi ça sert d'idéaliser,
de s'attendre à mieux
si tout est si difficile à réaliser ?
On te dit d'ouvrir grands les yeux
mais la réalité te pique tellement
que tu préfères les garder fermés.
Tant que la vraie beauté n'aura pas germée
tu ne peux faire autrement.
L'existence est souvent vénéneuse,
voire parfois haineuse.
Les morsures de l'aspic
te marqueront à jamais,
comme ceux que tu as aimé.
Empêtré dans les roncières,
le manque cruel de lumière
a fait de toi le roi des ombres.
Cherchant quoi bâtir au sein des décombres.
©️ Slamity Jane - SACEM
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Auteure, slameuse et animatrice d'ateliers slam - Bienvenue dans mon univers poétique. Préparez vous à embarquer pour un voyage clair-obscur.
09 avril 2024
07 avril 2024
Capharnaüm
Dans ma tête c'est le bazar.
Elle veut tout planifier,
ne rien laisser au hasard.
Elle est trop sûre d'elle.
Face à l'imprévu,
elle est horrifiée
et c'est de nouveau le bordel.
Dans le labyrinthe de mes pensées bizarres
souvent je me perds.
Des souvenirs à moitié effacés
côtoient ceux que j'ai inventés,
ainsi que ceux qui prennent tout l'espace.
Je commets d'injustifiables impairs
envers mes différentes personnalités
puis reste plantée là, dubitative,
à me demander ce qui m'arrive,
qui est devant ma glace,
celle qui a pris ma place.
Des bribes de mémoire se baladent de-ci de-là,
pièces d'un puzzle ne pouvant être assemblées.
Je dois être fêlée de la cafetière.
Là dedans ça infuse.
Des envies, en nombre, se diffusent.
Je nage dans la confusion la plus totale.
Je ne maîtrise plus la situation.
Si je te parle, attention,
je crains que mon cerveau ne prenne le contrôle,
bien trop certain de l'importance de son rôle.
Dans mon coeur, c'est la même.
C'est bien ça le dilemme.
Les sentiments se mélangent
créant une mosaïque bien étrange,
que moi-même je peine à discerner.
Il souhaite se sentir vivant
mais zigzague quand on veut le cerner.
Ainsi, contre les humeurs du vent,
se moquant du blizzard et de l'alizé,
même lorsque la balle est dans son camp,
il vise des buts mouvants.
Ses pulsations sont désordonnées.
La tachycardie n'est pas loin.
S'il veut qu'on prenne soin
de le protéger, d'écouter ses attentes,
il doit apprendre à pardonner.
Mais encore il se lamente,
agité par d'anciennes tourmentes.
Lorsqu'il se laisse enfin aller,
plus rien ne peut le raisonner.
Entre les deux s'engagent des dialogues improbables.
Les sujets de conflits sont infinis.
Puis, pour conclure, chacun traite l'autre de zinzin.
De leur état me tiennent pour responsable.
Moi, avec toute cette zizanie
j'en perds littéralement mon latin.
À mon insu, à tue-tête ils zinzinulent
et finalement ne font que ce qui leur chante.
Le plus drôle c'est qu'avec leurs histoires
c'est moi qui suis ridicule.
Bon allez, il se fait tard.
J'ai la gueule de bois des fêtards.
Ces deux-là m'ont saoulée
à ne pas trouver de terrain d'entente.
Il est temps de remettre de l'ordre.
C'est l'heure de la détente.
Je ne veux plus les entendre se disputer.
Je suis trop fatiguée pour discuter
après toutes ces nuits blanches
qu'ils m'ont fait passer sur la planche.
Je cesse maintenant de les écouter
car s'élève déjà le brouhaha
d'une foule de promesses
d'un quotidien mieux rangé.
Que ça leur plaise ou pas,
de côté je les laisse.
Je prends la relève,
je signe la trêve.
© Slamity Jane - SACEM
Elle veut tout planifier,
ne rien laisser au hasard.
Elle est trop sûre d'elle.
Face à l'imprévu,
elle est horrifiée
et c'est de nouveau le bordel.
Dans le labyrinthe de mes pensées bizarres
souvent je me perds.
Des souvenirs à moitié effacés
côtoient ceux que j'ai inventés,
ainsi que ceux qui prennent tout l'espace.
Je commets d'injustifiables impairs
envers mes différentes personnalités
puis reste plantée là, dubitative,
à me demander ce qui m'arrive,
qui est devant ma glace,
celle qui a pris ma place.
Des bribes de mémoire se baladent de-ci de-là,
pièces d'un puzzle ne pouvant être assemblées.
Je dois être fêlée de la cafetière.
Là dedans ça infuse.
Des envies, en nombre, se diffusent.
Je nage dans la confusion la plus totale.
Je ne maîtrise plus la situation.
Si je te parle, attention,
je crains que mon cerveau ne prenne le contrôle,
bien trop certain de l'importance de son rôle.
Dans mon coeur, c'est la même.
C'est bien ça le dilemme.
Les sentiments se mélangent
créant une mosaïque bien étrange,
que moi-même je peine à discerner.
Il souhaite se sentir vivant
mais zigzague quand on veut le cerner.
Ainsi, contre les humeurs du vent,
se moquant du blizzard et de l'alizé,
même lorsque la balle est dans son camp,
il vise des buts mouvants.
Ses pulsations sont désordonnées.
La tachycardie n'est pas loin.
S'il veut qu'on prenne soin
de le protéger, d'écouter ses attentes,
il doit apprendre à pardonner.
Mais encore il se lamente,
agité par d'anciennes tourmentes.
Lorsqu'il se laisse enfin aller,
plus rien ne peut le raisonner.
Entre les deux s'engagent des dialogues improbables.
Les sujets de conflits sont infinis.
Puis, pour conclure, chacun traite l'autre de zinzin.
De leur état me tiennent pour responsable.
Moi, avec toute cette zizanie
j'en perds littéralement mon latin.
À mon insu, à tue-tête ils zinzinulent
et finalement ne font que ce qui leur chante.
Le plus drôle c'est qu'avec leurs histoires
c'est moi qui suis ridicule.
Bon allez, il se fait tard.
J'ai la gueule de bois des fêtards.
Ces deux-là m'ont saoulée
à ne pas trouver de terrain d'entente.
Il est temps de remettre de l'ordre.
C'est l'heure de la détente.
Je ne veux plus les entendre se disputer.
Je suis trop fatiguée pour discuter
après toutes ces nuits blanches
qu'ils m'ont fait passer sur la planche.
Je cesse maintenant de les écouter
car s'élève déjà le brouhaha
d'une foule de promesses
d'un quotidien mieux rangé.
Que ça leur plaise ou pas,
de côté je les laisse.
Je prends la relève,
je signe la trêve.
© Slamity Jane - SACEM
20 juin 2023
L'antidote
Je vous invite à découvrir le texte de ma chanson "L'antidote", sur mon troisième album Côté Cœur"
En écoute sur ma chaîne Youtube
La consternation me frôle.
Je constate chez l'Homme
de drôles syndromes
d'une maladie traître,
établie de longue date.
Qui mène l'humain
à être prit par la main
pour savoir qui être.
Vois, son spectre plane
et glane les gens perdus.
Pendus à leurs incertitudes.
Elle leur donne la latitude,
leur dicte leurs attitudes,
quelles sont leurs habitudes.
Dès le départ, pas immunisés.
En phase finale, déshumanisés.
Il est si morne
d'être dans les normes.
Dépasser les bornes
partout imposées.
Réparer le mal causé.
Ne point être conforme
ni dans le fond
ni dans la forme.
C'est vraiment si bon.
Se moquer de sa cote.
Injecter l'antidote.
Des milliards d'individus
à la quête assidue
de ce qu'ils sont.
Certains mordent à l'hameçon
de l'uniformisation insigne
d'une société indigne
de leurs diversités.
D'autres bravent ce cyclone,
assument leur personnalité.
À l'opposé de ces clones
aux identités identiques.
Résultats synthétiques.
Ils ont l'esprit fantasque,
passant pour marginaux
car osent être originaux.
Au sommet de leurs frasques
ils ôtent leurs masques.
À l'aisance affichée
c'est sans clichés
qu'on ne peut les ficher.
REFRAIN
Plus de propagande
de marchands de tapis
qui été tapie partout,
génératrice de pâles copies.
Vues comme des atouts,
différences en offrandes
à tous leurs semblables.
Divergences familières.
Une fraternité probable.
Unité à part entière
au sein de la fourmilière.
Une par une les doctrines
tombent au puits des origines.
À l'union arc-en-ciel des peaux.
L'authenticité pour drapeau.
Que jamais les goûts variés
ne se versent dans ce tout-à-l'égoût,
ne servent ce ramassis avarié.
REFRAIN
Pas question de se laisser lissé.
Les parjures, les faire glisser,
ainsi que leur kyrielle
de grossières injures.
Chacun avec ses aspérités
sur cette toile plurielle
a sa touche à apporter.
Pas sages comme des images
car animés par la liberté.
Jamais ne se défilent
les pantins affranchis des fils.
Là, la piste se dessine.
Ils déposent leurs empreintes
pour ceux qui l'emprunte.
Tous y chemine,
nul besoin d'un permis.
Ceux qui ne se sont pas compromis
on tout à y gagner, promis.
© Slamity Jane - SACEM
En écoute sur ma chaîne Youtube
La consternation me frôle.
Je constate chez l'Homme
de drôles syndromes
d'une maladie traître,
établie de longue date.
Qui mène l'humain
à être prit par la main
pour savoir qui être.
Vois, son spectre plane
et glane les gens perdus.
Pendus à leurs incertitudes.
Elle leur donne la latitude,
leur dicte leurs attitudes,
quelles sont leurs habitudes.
Dès le départ, pas immunisés.
En phase finale, déshumanisés.
Il est si morne
d'être dans les normes.
Dépasser les bornes
partout imposées.
Réparer le mal causé.
Ne point être conforme
ni dans le fond
ni dans la forme.
C'est vraiment si bon.
Se moquer de sa cote.
Injecter l'antidote.
Des milliards d'individus
à la quête assidue
de ce qu'ils sont.
Certains mordent à l'hameçon
de l'uniformisation insigne
d'une société indigne
de leurs diversités.
D'autres bravent ce cyclone,
assument leur personnalité.
À l'opposé de ces clones
aux identités identiques.
Résultats synthétiques.
Ils ont l'esprit fantasque,
passant pour marginaux
car osent être originaux.
Au sommet de leurs frasques
ils ôtent leurs masques.
À l'aisance affichée
c'est sans clichés
qu'on ne peut les ficher.
REFRAIN
Plus de propagande
de marchands de tapis
qui été tapie partout,
génératrice de pâles copies.
Vues comme des atouts,
différences en offrandes
à tous leurs semblables.
Divergences familières.
Une fraternité probable.
Unité à part entière
au sein de la fourmilière.
Une par une les doctrines
tombent au puits des origines.
À l'union arc-en-ciel des peaux.
L'authenticité pour drapeau.
Que jamais les goûts variés
ne se versent dans ce tout-à-l'égoût,
ne servent ce ramassis avarié.
REFRAIN
Pas question de se laisser lissé.
Les parjures, les faire glisser,
ainsi que leur kyrielle
de grossières injures.
Chacun avec ses aspérités
sur cette toile plurielle
a sa touche à apporter.
Pas sages comme des images
car animés par la liberté.
Jamais ne se défilent
les pantins affranchis des fils.
Là, la piste se dessine.
Ils déposent leurs empreintes
pour ceux qui l'emprunte.
Tous y chemine,
nul besoin d'un permis.
Ceux qui ne se sont pas compromis
on tout à y gagner, promis.
© Slamity Jane - SACEM
15 juin 2023
Sous les caméras des flics
Je vous invite à découvrir le texte que m'a inspirée la chanson "Les amoureux des bancs publics" de Georges Brassens
Les gens qui pensent à l'envers regardent de travers
Ceux qu'on voit sur les trottoirs
Sans gêne se tripotant et se bécotant
Mais c'est une absurdité car en vérité, elle est belle leur histoire
Pour faire défaillir un instant la violence de notre temps.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils nous prennent par la main, rêvent de plus beaux lendemains, assurent
Que les murs revêtiront les messages à coucher.
Ils se voient déjà ensemble au front montant, solidaires à fond c'est sûr
Et leur détermination nous laisse bouche bée.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Quand les pseudos bien-pensants d'eux auront appris
C'est certain, le monde se portera mieux
Mais à l'heure où tout part en vrille
Le climat, les prix, la vie, les politiques n'ont pas compris
Qu'il est grand temps qu'ils s'conduisent comme eux.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils n'en auront jamais assez d'être embrasés par leurs beaux rêves flambants
De chasser de leur ciel les gros nuages lourds
On les apercevra toujours au hasard des rues, de la société mis au ban,
Ayant trouvé une place avec la force de leur amour.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
© Slamity Jane
Les gens qui pensent à l'envers regardent de travers
Ceux qu'on voit sur les trottoirs
Sans gêne se tripotant et se bécotant
Mais c'est une absurdité car en vérité, elle est belle leur histoire
Pour faire défaillir un instant la violence de notre temps.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils nous prennent par la main, rêvent de plus beaux lendemains, assurent
Que les murs revêtiront les messages à coucher.
Ils se voient déjà ensemble au front montant, solidaires à fond c'est sûr
Et leur détermination nous laisse bouche bée.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Quand les pseudos bien-pensants d'eux auront appris
C'est certain, le monde se portera mieux
Mais à l'heure où tout part en vrille
Le climat, les prix, la vie, les politiques n'ont pas compris
Qu'il est grand temps qu'ils s'conduisent comme eux.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
Ils n'en auront jamais assez d'être embrasés par leurs beaux rêves flambants
De chasser de leur ciel les gros nuages lourds
On les apercevra toujours au hasard des rues, de la société mis au ban,
Ayant trouvé une place avec la force de leur amour.
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'foutant pas mal de ceux qui se croient honnêtes
Les couples qui s'embrassent sous les caméras des flics
Caméras des flics, caméras des flics
En s'glissant des "je t'aime" mirifiques
Génèrent des effets bien bénéfiques.
© Slamity Jane
13 juin 2023
L'orage
Je vous invite à découvrir ce texte librement inspiré de la chanson L'orage de Georges Brassens.
Ne me parlez pas de pluie, plutôt du beau temps.
Le beau temps me plaît et c'est évident
Les colères du ciel me mettent en rage
Car le plus terne amour qui m'fut donné sur terr' -
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter -
Je l'ai revu un jour d'orage.
Par un après-midi de juin, à l'abri sous un toit
Un vrai tonnerr' de Brest, j'en perds mon patois
Toujours adepte d'artifice,
Bondissant de sa voiture sans préavis,
Mon ex mari vint me tenir compagnie.
En réclamant, sur ma vie, des indices.
"Tu es seule et bien triste, mais pas de pitié.
Moi, ton époux, je resterai toujours entier
Même si je suis un ancien partenaire.
Au lieu de pleurer quand il fait mauvais temps
Tu apprendras, et crois moi, c'est important,
Que tu ferais mieux d'acheter un paratonnerre."
En maudissant le nom de Benjamin Franklin
J'me dis que j'aurais dû prendre un parapluie,
c'est pas malin.
Et puis la réflexion a fait le reste :
J'aurais dû m'en aller avant de perdre la raison.
Je ne t'ouvrirai plus la porte de ma maison.
Erreur on ne peut plus funeste.
Vu que j'étais attendue ailleurs,
Soulagée de vivre enfin un moment meilleur
Et ayant recouvré tout mon courage,
Je continuais mon chemin, laissant derrière mon mari.
Me jurant d'ignorer les jours d'intempérie.
Oublie-moi au prochain orage.
À présent j'ne baisserai plus les yeux.
Je consacrerai mon temps à prier les cieux
De rendre clémentes les nues,
D'effacer les stratus et les nimbus,
À faire les yeux durs aux moindres cumulus.
Car de loin je suis revenue.
Ne plus penser que l'amour est un enfer,
au diable s'il n'en a rien à faire,
Je ne veux plus devoir me taire
Et désire voyager sous des cieux toujours bleus,
Au pays subtil où vivent les gens heureux.
Où l'on ne sait rien du tonnerre.
Que ma mélopée aille, tambour battant,
Lui parler du soleil, lui parler du beau temps
Que l'on a pas pu connaître ensemble,
Lui dire qu'un certain coup de foudre assassin
Sur le tracé de mon destin a laissé le dessin
D'un cœur brisé qui lui ressemble.
© Slamity Jane
Ne me parlez pas de pluie, plutôt du beau temps.
Le beau temps me plaît et c'est évident
Les colères du ciel me mettent en rage
Car le plus terne amour qui m'fut donné sur terr' -
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter -
Je l'ai revu un jour d'orage.
Par un après-midi de juin, à l'abri sous un toit
Un vrai tonnerr' de Brest, j'en perds mon patois
Toujours adepte d'artifice,
Bondissant de sa voiture sans préavis,
Mon ex mari vint me tenir compagnie.
En réclamant, sur ma vie, des indices.
"Tu es seule et bien triste, mais pas de pitié.
Moi, ton époux, je resterai toujours entier
Même si je suis un ancien partenaire.
Au lieu de pleurer quand il fait mauvais temps
Tu apprendras, et crois moi, c'est important,
Que tu ferais mieux d'acheter un paratonnerre."
En maudissant le nom de Benjamin Franklin
J'me dis que j'aurais dû prendre un parapluie,
c'est pas malin.
Et puis la réflexion a fait le reste :
J'aurais dû m'en aller avant de perdre la raison.
Je ne t'ouvrirai plus la porte de ma maison.
Erreur on ne peut plus funeste.
Vu que j'étais attendue ailleurs,
Soulagée de vivre enfin un moment meilleur
Et ayant recouvré tout mon courage,
Je continuais mon chemin, laissant derrière mon mari.
Me jurant d'ignorer les jours d'intempérie.
Oublie-moi au prochain orage.
À présent j'ne baisserai plus les yeux.
Je consacrerai mon temps à prier les cieux
De rendre clémentes les nues,
D'effacer les stratus et les nimbus,
À faire les yeux durs aux moindres cumulus.
Car de loin je suis revenue.
Ne plus penser que l'amour est un enfer,
au diable s'il n'en a rien à faire,
Je ne veux plus devoir me taire
Et désire voyager sous des cieux toujours bleus,
Au pays subtil où vivent les gens heureux.
Où l'on ne sait rien du tonnerre.
Que ma mélopée aille, tambour battant,
Lui parler du soleil, lui parler du beau temps
Que l'on a pas pu connaître ensemble,
Lui dire qu'un certain coup de foudre assassin
Sur le tracé de mon destin a laissé le dessin
D'un cœur brisé qui lui ressemble.
© Slamity Jane
09 juin 2023
S'écrire
J'ai invité les auteur(e)s à écrire un texte inspiré du refrain de mon slam "S'écrire".
"Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume."
Je vous invite à découvrir le fruit de leur inspiration
Poser des mots en cascade joyeuse histoire de contrebalancer l'émotion triste.
Écrire une histoire à dormir debout, afin de peut-être, en s'allongeant, trouver le sommeil.
Dormir en épluchant des yeux les pages vides d'un roman jamais commencé.
Romance du stylo bille grattant délicieusement l'écorce blanche du boulot sauvage.
Paraphraser sans fin, puisque les mots sans voix crient au fond des âmes libres.
Partager des "peaux aiment" en se frôlant des yeux.
Griffonner sur le sable des mots du cœur, regarder la vague écume les lécher tendrement.
Rosemay
La mémoire des émotions
Fixer les émotions
S'écrire un moment céleste,
Exprimer avec exactitude, se servir de sa tête,
Si possible avec art, son divin bonheur,
Pour fixer le plus fidèlement l'instant rare,
Pour soi, pour se resservir la douceur,
En temps voulu, ou nécessaire,
Comme on se déguste un bout de pâté
Ou le sandwich soigneusement préparé,
Comme on se garde l'épisode du k-drama,
En cas de malheur, contre les coups bas,
Comme on se réserve la chanson mirifique,
Pour les temps difficiles, pour le creux dramatique.
Artisanmots
S'écrire
S'écrire c'est réinventé sa vie.
En faire le contour en embellie.
Chasser ses maux par des mots.
Chasser ses démons sans sursaut.
S'écrire c'est se raconter.
Livrer un peu de ses pensées.
Ce poème s'écrit sur la vague de mon être.
S'écrire c'est raconter celui que l'on veut paraître.
S'écrire c'est voir au delà de ce qui nous déçoit,
de soit.
Un petit bout de lumière.
On peut s'y cacher derrière.
SN**
Écrire des poèmes d'amour
Je t'écris des poèmes d'amour
Car je ne dois pas te faire l'amour
Je t'écris des poèmes d'amour
Car tu aimes bien trop les mots
Je t'écris des poèmes d'amour
Car je te veux nue dans mon lit
Je t'écris des poèmes d'amour
Car l'anaphore frivole te séduit
Je t'écris des poèmes d'amour
Car nous jouirons en jumeaux
Mais tous ces poèmes d'amour
Sur tes douces rouges lèvres déposés
N'auront jamais la saveur d'un baiser volé
phillechat
" Lettre à l'enfant que je fus "
Hors la brûlure des larmes sur les joues de l'enfant
celui que nous fûmes
Hors son regard
comme une arme pointée sur la tempe
du temps qui nous consume
Hors l'innocence perdue
comme les grandes vacances
la maison qui n'est plus
Hors la conscience tranquille
d'avoir troqué nos rêves
pour devenir habiles
Hors le silence tricard
sous les arcs électriques
d'étriquantes cités
Hors l'insolence blafarde
de charlots cathodiques
éclairant nos dîners
Hors la jument de Tad-Koz
qu'il montait comme un casaque
qui faisait sa fierté
Hors tout ce qu'on nous a vendu
le formica la sécu
et la sécurité
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Hors échancrure normale
des couples solides
de cohabiter
Hors fulgurance lucide
descendre les poubelles
et faire le chien pisser
Hors ce qui monte
à la gorge
et qu'on a tôt fait de ravaler
Hors habitude sournoise
qui suinte des murs
et de nos annuités
Hors les réveils glacés
quand la nuit nous surprend
dans la sueur et l'effroi
Hors qu'on ai chassé
la mort la vieillesse et l'ennui
loin de dessous le toit
Hors le hasard étouffé
culpabilisé
la science fait foi
Hors que l'on ai couronné
pour ne point qu'ils s'adoubent
nos enfants rois
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Hors addiction de fusibles
à la pharmacopée
des revendeurs de plomb
Hors génocide paisible
dans la vénalité
et l'acculturation
Hors la corde sensible
des minorités
qui fit une belle pendaison
Hors que le crime est horrible
s'il n'est pas validé
de commémorations
Hors la brûlure des larmes sur les joues
de l'enfant celui que nous fûmes
Tout va bien je présume
jusqu'ici je contrôle
je m'arrime et j'assume
oui je tiendrai mon rôle
même si derrière les brumes
par dessus mon épaule
comme d'un ange les plumes
je le sens qui me frôle
Patrick Prigent
Écrire comme un abri pour des intempéries, Favelas de la plume.
Écrire quand Damoclès montre sa lame, écrire pour dire.
Aldo Orellana
Écrire
Pour claquer des vérités plus faciles à lire qu’à entendre,
Pour envoyer du rêve dans nos cœurs, qu’ils soient durs ou tendres,
Pour élargir nos champs de vision, qu’on apprenne à apprendre,
Pour éloigner les démons, les morsures des scolopendres.
(Extrait de l'un de mes textes sur la même thématique)
Romain Bruhl
S'écrire c'est laisser
Une partie de Toi en Moi
Une partie de vous en nous
J'ai écrit sans cesse
J'ai laissé mon cœur
Parler à ma place
Ma route, je trace
Pas après pas
J'arrive à mon terminus
Sans nuire à autrui
Didier Hippon
Écrire pour ne pas crier
Écrire pour ne pas blesser
Pour à nouveau l'évoquer sans saigner
Écrire pour ne pas l'ouvrir
Écrire pour ne pas mourir des mots qui m'étouffaient
Écrire pour ne pas oublier,
des fois qu'il me viendrait l'idée de tout recommencer
Écrire pour immortaliser le temps passé, le temps perdu
Écrire pour m'envoler
Écrire pour voyager dans les sombres contrées de mes pensées
Écrire enfin parce que les maux couchés sur papier
ont moins de réalité que ceux qui flottent dans ma psyché
Steph Steph
Sec rire...
Avec des milliers de gouttes d'encre d' espérance dans une seule cartouche...
Je tire. Puis me tais.
Il vaut mieux se dire dans le silence.
Sec rire...
Sans larmes. Sans vie...
Je me tire. Puis me tais...
Et vous me reconnaîtrez dans le flottement pesant de cette chaleur humide qui fait transpirer les pierres par delà vos frontières.
Elles...Savent vivre.
Sans rien écrire.
Je m'étire...Puis me tais.
Iohanan / Yann Ruellen
De l'encre et des vers
Gomment nos revers
Des rimes pour vous plaire
En cascades
S'efface la colère
Mes syllabes portent l'estocade
Sur les bancs de la misère
Une nouvelle page pour nos mères
Des sourires pour nos frères
Je n'écris pas pour des chimères
Mais pour une nouvelle ère
Frederic Camoin
Écrire
Pas pour plaire,
Pour faire plaisir,
Soigner nos plaies,
Pour nos joies saisies.
Pour faire pleurer
le lecteur sans émotions,
Pour ne pas demeurer
Sans sensations.
Écrire c'est gémir autrement
Pour dire les vérités autrement
Pendant que l'autre ment.
S'écrire, c'est s'effacer pour exister.
S'écrire, c'est crier pour ne pas faire du bruit.
S'écrire, c'est dénoncer avec des énoncés, avec des données connues
Ou pas...connues.
Lire c'est écrire dans un mental sans user de l'encre.
Akonhounkpan M.Pharès
Écrire pour laisser une trace de l'indicible,
pour laisser ouverte une porte entre les mondes,
écrire en restant inaudible,
écrire pour n'effacer ni le tendre, ni l'immonde.
Écrire pour dire adieu,
en restant ici-bas,
écrire pour dire à Dieu,
qu'elle m'avait mise bas,
qu'elle m'avait mise au monde ;
et lui confier son âme,
accoucher de ses larmes
et de celles de mes yeux.
Écrire pour dire encore " maman".
Virginie Tintillier
Écrire
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Un flot de mots déchaînés qui s'échappe, un torrent qui s'allume.
Dans l'ombre de la nuit, sur le papier, une symphonie posthume.
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume,
Des mots embrassant les cœurs, tranchant comme une lame, sans coutume.
Révéler nos vérités, nos espoirs, nos échos dans cette brume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume,
Dans chaque ligne tracée, l'âme se dévoile, se consume.
Exprimer les douleurs, les joies, les rêves, une bulle qui s'allume.
La poésie s'élève, s'échappe comme un souffle dans la brume,
Dans un enchevêtrement de phrases, d'émotions qui se consument.
L'encre se mêle aux larmes, les mots défient le temps, s'allument.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
Dans chaque syllabe gravée, une parcelle de nous se consume,
Une danse de lettres qui s'enlacent, sans peur, sans costume.
La poésie nous relie, nous transporte vers des horizons qui s'allument.
Alors écris, libère-toi, laisse parler ton âme sans costume,
Car dans chaque mot, chaque vers, se trouve un trésor posthume.
Que tes écrits résonnent, qu'ils embrassent l'univers, qu'ils s'allument.
Écrire comme un accouchement verbal illégal que l'on assume,
Écrire pour ceux que l'on aime, se délivrer de son amertume.
Écrire simplement pour libérer toute la ferveur de sa plume.
PENEL
Délivrer qui je suis
S'écrire :
C'est choisir d'être soi
Laisser sa plume donner des ailes à ses maux
Déposer les masques du paraître face à soi-même
Cracher tout son être
C'est bouffer la liberté
D'abord, s'écrire c'est s'apprivoiser.
Puis, grandir de sa plume.
C'est naître à soi-même
se révéler au monde.
Tomber les artifices
Libérer l'animal sauvage en soi
Délivrer qui je suis.
Quand écrire devient combat, à croiser les mots comme on croise les fers.
Quand écrire c'est s'écrire alors, c'est gagner sa liberté.
Quand écrire devient « naissanciel » alors, écrire c'est exister.
Hurler de silence que l'on est vivant.
Choisir de voyager à découvert
À fleur de peau, à fleur de mots.
Crier sa vérité
S'offrir au monde
C'est s'exposer.
Un don de soi comme un cadeau d'aimer
Un pacte intime
Fruit d'un lâcher prise qui rend sublime
C'est risquer, c'est se risquer.
Lisez ,lisez, c'est l'auteure qui régale, et tant pis si ça coûte !
À fleur de vie, à fleur d'envies
Je vous offre ce bouquet de mots fait de mes tripes.
Et, je vous souhaite bonne réception.
LeaDanCarole
Écrire
Souffrir et s'offrir
Des mots pour un don, un abandon
Faire danser les couleurs et les pleurs
Les peurs et les rêves profonds
Pour notre petite musique au fond de l'âme
Nos rictus et nos larmes
Pour consoler, guérir
Et consolider l'essentiel
Vouloir être ensemble au monde
Comme l'enfant pur
À la recherche des plus beaux ciels
Thomas Labbé
Écrire
Il y a si longtemps que je t'ai cachée
Sous des piles de cahier
Entre les piles de mon passé
Tant de fois abandonnée
Sans aucun remords ni regret
La peur de t'avoir perdue
Sans plainte tu t'es couchée
Larmes sèches et brisées
Autour des amours arrachés
Écrire
Durement
À la force du poignet
Écrire
Sans gémir
Ni pleurer
Écrire
Toute la nuit
Oublier
Laisser les mots
T'inspirer
Le souffle revient
Lentement
Entre les doigts
Mouillés
Écrire...
Anneh Cerola
15 mai 2023
Spectacle slam Elle(s)
Je vous invite à découvrir mon spectacle slam Elle(s) 🙏
28 mai - 5éme édition du festival Les jardins culturels : https://www.facebook.com/events/699744121339054
1er juin - au Kafkerin : https://www.facebook.com/events/662529318995228
7 juillet - à la salle de quartier l'Avenir https://www.facebook.com/events/139689682426257
26 janvier 2023
Châtiment
Tu m'as mené en enfer.
J'en suis revenue
La chair et l'esprit torturés,
Marqués au fer rouge,
La peau parfumée au soufre.
Mille feux me consume,
Réduisent tout en cendre.
L'amour est un démon
À la main glaciale
Plaquée sur ma bouche.
Muets les serments
Pour qui veut être mon amant.
La proie d'un perpétuel tourment
Voici mon amer châtiment
Pour avoir voulu t'aimer.
© Slamity Jane - SACEM
J'en suis revenue
La chair et l'esprit torturés,
Marqués au fer rouge,
La peau parfumée au soufre.
Mille feux me consume,
Réduisent tout en cendre.
L'amour est un démon
À la main glaciale
Plaquée sur ma bouche.
Muets les serments
Pour qui veut être mon amant.
La proie d'un perpétuel tourment
Voici mon amer châtiment
Pour avoir voulu t'aimer.
© Slamity Jane - SACEM
27 novembre 2022
Manque
Texte de la chanson Manque sur mon quatrième album Alchimie.
Ça y est, mon heure a sonnée.
Depuis qu'à retentit le tocsin
Mon esprit n'est plus sain.
Je ne parviens plus à raisonner.
Une mélancolie lancinante m'a désarçonnée.
Je suis captif, elle m'a emprisonnée.
Les aiguilles ont fait le tour du cadran,
Les miennes se sont arrêtées.
À me casser les dents
J'ai perdu mon mordant.
Un battement d'aile, les années sont passées.
Dans la foule je me suis effacé.
Je ne suis plus qu'une ombre
Appartenant au passé.
Là, au milieu des décombres
La beauté m'apparaît grossière.
Le présent a un goût de poussière.
La démence est un geôlier,
Je suis pieds et poings liés.
Le manque de tendresse est néfaste
Peu à peu c'est tout qu'il dévaste.
Je commence à avoir la frousse
Je le sens toujours à mes trousses.
La vie tient à si peu de choses
Ce fil ténu auquel on s'accroche
Sous ses airs grandioses
Elle cogne et amoche
Nos cœurs de mioches.
Elle n'est pas tendre parfois
Si difficile de garder la foi.
Elle endurcit avant de s'adoucir.
Usée telle une poupée de cire.
Tant de douleurs à occire.
J'ai souvent cédé à l'épouvante
Tellement l'existence est éprouvante
Pour moi, ainsi que pour les miens,
Telle une bougie qui s'éteint,
Brille dans ma mémoire en vain.
À chercher dans le noir une infime lumière.
La peine en bandoulière,
Au fur et à mesure mon dos se voûte.
Mais elle ne me mènera pas à l'échafaud.
À moi de faire ce qu'il faut.
Tracer ma route coûte que coûte,
Vivre malgré ce que je redoute.
Je m'étrangle quand je veux crier.
Alors je sors l'encrier
En ultime délivrance.
La souffrance coule sur le papier.
Elle ne peut plus me piéger.
Il a fallu du temps pour piger
Que ma plume, lourde comme du plomb,
De par son aplomb
Est la seule à m'alléger.
REFRAIN
Quel est ce froid qui soudain m'envahit ?
Remplaçant la rassurante chaleur de tes bras.
Je me sens trahit.
Maintenant quand je regarde devant moi
Je ne vois qu'une silhouette floue de toi.
Il y a de la brume dans ma tête.
Je n'ai plus le cœur à la fête.
Il bat détraqué, à contretemps
Car tu me manques tant.
Le mal suintant s'étend.
Toi qui me faisait vibrer
Qui me donnait de ta vie
Où est-elle passée ?
Hanté(e) par ton absence
Elle a troublée tout mes sens.
Mes yeux pleurent, mon visage se plisse
En pensant à ces instants complices
Qui me glissent entre les doigts.
Ce bon temps dorénavant révolu.
Aux dilemmes non résolus,
À ces risques que je n'ai pas pris
Car ici bas règne un absolu mépris.
Et pourtant je suis encore là
Je ne baisse pas les bras
Et garde la tête haute
Car tout n'est pas de ma faute.
Je cours, fuis jusqu'à ce que la peine
S'amenuise, s'épuise à en perdre haleine.
© Slamity Jane - SACEM
17 novembre 2022
Dis moi dix mots
2019 - Au fil de l'eau
Il pleut.
Je regarde l'ondée
Couler sur les carreaux.
D'un ciel gris délavé
Aux touches de bleu.
Émue par ce tableau,
Belle aquarelle,
Je savoure le charme
De ces graciles larmes.
L'esprit est fluide,
Il glisse hors du corps.
Soudain tout est limpide
Telle l'eau d'un lagon.
Je change de décor.
Je la sens pour de bon,
Légère, ruisseler
Sur ma peau aride.
Évasion épatante.
Je veux déceler
Les sources spitantes,
M'abreuver aux oasis,
Salvatrice catharsis.
Regard vers le haut,
Jamais en arrière.
Aller à vau-l'eau
Sur une vive rivière
Jusqu'à l'océan.
Brillant poisson volant
Planant au-dessus des courants.
Là, bien amarrée
Au gré des marées
Ne pas me faire engloutir
Par les flots déchainés.
Puis de nouveau partir,
Reprendre le voyage.
Contourner les barrages.
Dormir dans l'alcôve
De vertes mangroves.
Sentir la fraîcheur des flocons.
Boire à tous les flacons.
Ainsi les jours de pluie
Arrosent mes rêveries.
© Slamity Jane - SACEM
2023 - À tous les temps
À tous les temps
Conjuguons les verbes
Nous maintenant en vie.
Faiseurs de vers en herbe.
Favoriser le plus-que-parfait
Pour trouver la clé de l'action
Ouvrant la porte du présent,
Puis effacer les méfaits
De l'espace temps qui nous nuit.
Il y a une année-lumière
Entre aujourd'hui et hier.
Les heures lentes de la nuit,
Silencieuses, portent conseils.
À l'avant-jour qui suit
Pas une seconde à perdre
Afin de réaliser ses attentes.
Nous devons réagir dare-dare
Sans se soucier des radars.
Le temps est un assassin
Logeant en notre sein
Oublier ce terrible adage.
Affable, s'octroyer le droit
De simplement lambiner.
Se mettre en hivernage,
Attendre les temps plus cléments.
Vivacité et lenteur combinées
Révèlent qui nous sommes.
De parfaits métronomes.
Rythmer son existence
Sans céder à l'urgence.
Simplement être synchrone
Avec notre horloge interne.
Écouter ces incessants tic-tac
Sans que ne la détraque
La folle course du monde.
Le répit que l'on se donne
Avant que ne sonne
Inéluctable notre dernière heure
Se trouver au bon endroit,
Tout juste au bon moment.
© Slamity Jane - SACEM
16 novembre 2022
S.D.F
Avant j'avais des droits.
J'avais la loi pour moi.
Cette période est révolue,
J'n'y trouve pas mon salut.
Car depuis tout a basculé.
Les problèmes accumulés,
Les dettes ; ont encombrés
Mon existence bien rangée.
Inéluctablement j'ai sombré.
Ce fatras m'a changé.
Je m'y suis soumis,
L'engrenage est un ennemi.
Plus eu la force de mordre
Dans tout ce désordre.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
J'ai tout perdu.
Rien ne m'a été rendu.
Péniblement je survis,
Même affaibli et las,
Quand d'autres s'ôtent la vie
Pour bien moins que cela.
J'ai su ce qu'était l'indifférence
Quand j'ai connu la déchéance.
Pas une chance n'est laissée
À ceux qui sont trop cassés.
Au début j'ai attendu
Vos mains sincères, tendues.
Mais peu de regards
Rencontrent le mien, hagard.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je sais que vous me voyez,
Aussi honnête que vous soyez,
Du lundi au dimanche
M'user à faire la manche.
Il est vrai que ça glace
De voir la vérité en face
J'ai été à votre place.
C'est un mauvais exutoire
De changer de trottoir.
Il ne reste que l'esquive
Aux gens à la dérive.
Je ne suis pas différent,
Juste sorti du rang.
Promis au néant.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Il suffit de l'étincelle
De mots échangés,
D'un moment partagé
Pour raviver mon feu
De simple mortel.
Même si elles sont peu
Les pièces dans l'escarcelle,
Ce n'est pas ce qui importe,
Que le diable les emportent.
Ils me sont précieux
Ces instants rares
Où j'existe à vos yeux.
De grâce ils me parent
Sous mes fripes d'anar'.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je suis l'envers
De vos artificiels paradis.
Vous, qui en hiver
Semblez moins étourdis
Quand je croise le fer
Avec les enfers
Que sont faim et froid ;
Sachez qu'en toute saison
On peut mourir d'effroi,
Des cartons pour maison.
Vos pensées émues
En oubli se muent.
Nos affres semblent disparaître.
Comme neige en été peut-être.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
J'aurai préféré être un héros.
Je suis seulement disparu.
Plus une série de numéros,
Comme vous dans ce système
Duquel j'ai été exclu
Et dont on ne sort indemne.
De maux je suis perclu.
J'aurai bientôt fait mon temps.
Ça fait tellement longtemps
Que je squatte cette rue
Qu'elle devrait porter mon nom.
Mais, ça aussi, j'n'en ai plus.
Et sans que vous y prêtiez attention
Se stoppera ma détention.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
Paupières closes
Enfin je me repose.
On croit que je dors.
J'ai quitté mon corps
Retrouvé au matin.
Je me suis éteint.
Par une nuit tranquille
S'est fini mon exil.
La Camarde, ma camarade
Est venue m'emporter
Loin de ces mascarades
Et des hostilités.
Sans un adieu
Je n'hanterai plus ces lieux.
Victime de l'anonymat
De mon vivant
Jusque dans mon trépas,
En vous levant
Vous ne l'apprendrai pas.
Ma vie est indigne
D'une seule ligne
Dans la rubrique nécrologique.
Dans ce monde autiste,
À peine grossirai je la terrible liste
Des frères de misère
Tombés devant vous sur la piste.
Sans aucun signe de déférence
Je tire ma révérence.
© Slamity Jane - SACEM
Vidéo disponible sur ma chaîne Youtube
J'avais la loi pour moi.
Cette période est révolue,
J'n'y trouve pas mon salut.
Car depuis tout a basculé.
Les problèmes accumulés,
Les dettes ; ont encombrés
Mon existence bien rangée.
Inéluctablement j'ai sombré.
Ce fatras m'a changé.
Je m'y suis soumis,
L'engrenage est un ennemi.
Plus eu la force de mordre
Dans tout ce désordre.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
J'ai tout perdu.
Rien ne m'a été rendu.
Péniblement je survis,
Même affaibli et las,
Quand d'autres s'ôtent la vie
Pour bien moins que cela.
J'ai su ce qu'était l'indifférence
Quand j'ai connu la déchéance.
Pas une chance n'est laissée
À ceux qui sont trop cassés.
Au début j'ai attendu
Vos mains sincères, tendues.
Mais peu de regards
Rencontrent le mien, hagard.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je sais que vous me voyez,
Aussi honnête que vous soyez,
Du lundi au dimanche
M'user à faire la manche.
Il est vrai que ça glace
De voir la vérité en face
J'ai été à votre place.
C'est un mauvais exutoire
De changer de trottoir.
Il ne reste que l'esquive
Aux gens à la dérive.
Je ne suis pas différent,
Juste sorti du rang.
Promis au néant.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Il suffit de l'étincelle
De mots échangés,
D'un moment partagé
Pour raviver mon feu
De simple mortel.
Même si elles sont peu
Les pièces dans l'escarcelle,
Ce n'est pas ce qui importe,
Que le diable les emportent.
Ils me sont précieux
Ces instants rares
Où j'existe à vos yeux.
De grâce ils me parent
Sous mes fripes d'anar'.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame.
Je suis l'envers
De vos artificiels paradis.
Vous, qui en hiver
Semblez moins étourdis
Quand je croise le fer
Avec les enfers
Que sont faim et froid ;
Sachez qu'en toute saison
On peut mourir d'effroi,
Des cartons pour maison.
Vos pensées émues
En oubli se muent.
Nos affres semblent disparaître.
Comme neige en été peut-être.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
J'aurai préféré être un héros.
Je suis seulement disparu.
Plus une série de numéros,
Comme vous dans ce système
Duquel j'ai été exclu
Et dont on ne sort indemne.
De maux je suis perclu.
J'aurai bientôt fait mon temps.
Ça fait tellement longtemps
Que je squatte cette rue
Qu'elle devrait porter mon nom.
Mais, ça aussi, j'n'en ai plus.
Et sans que vous y prêtiez attention
Se stoppera ma détention.
Sans Destin Fiable
La déception m'accable
C'est aussi mon âme
Que l'on affame
Paupières closes
Enfin je me repose.
On croit que je dors.
J'ai quitté mon corps
Retrouvé au matin.
Je me suis éteint.
Par une nuit tranquille
S'est fini mon exil.
La Camarde, ma camarade
Est venue m'emporter
Loin de ces mascarades
Et des hostilités.
Sans un adieu
Je n'hanterai plus ces lieux.
Victime de l'anonymat
De mon vivant
Jusque dans mon trépas,
En vous levant
Vous ne l'apprendrai pas.
Ma vie est indigne
D'une seule ligne
Dans la rubrique nécrologique.
Dans ce monde autiste,
À peine grossirai je la terrible liste
Des frères de misère
Tombés devant vous sur la piste.
Sans aucun signe de déférence
Je tire ma révérence.
© Slamity Jane - SACEM
Vidéo disponible sur ma chaîne Youtube
09 novembre 2022
La rage au ventre
À toi qui dessine l'avenir,
Pour qui le meilleur est à venir.
Toi seul crée tes miracles.
Tu n'as pas besoin d'oracle.
Même gêné par les ronces,
Elles te donneront les réponses.
Pour affronter les obstacles
Qui se dresseront sur ta route,
Tourner les pages
Et ce quoi que ça te coûtes.
À travers les orages,
Si les doutes t'assaillent
J'aimerai te convaincre
Que pour combler tes failles
Il suffit d'avoir la rage.
Mais la seule qui vaille,
Celle de malgré tout vaincre.
Elle te donnera du courage
Et une nécessaire hargne
Quand rien ne t'épargnes.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Quand par de faux amis trahi,
La déception t'auras envahi.
Que, plus souvent qu'à ton tour
L'amour te fera la moue
Et sera sans retour.
Tu douteras du parcours.
Tu en sentiras les remous
Et compteras sur elle.
Ta force est plurielle,
La somme des coups durs
Qu'inévitablement tu endures.
Tu sortiras vainqueur
Des plus rudes conflits,
Comme autant de défis,
Y mettant tout ton cœur.
Ça ne fait pas un pli,
Tu seras alors fier
De ce que tu as accompli,
De tes réussites d'hier
Malgré leur goût amer.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Tes échecs l'alimente
Pour mieux remonter la pente.
Tu mets un point d'honneur
À la mettre en valeur.
Tu en auras bavé
Mais c'est les poings levés
Que tu vas de l'avant,
Prêt à te relever.
Tu n'as que faire des paris
Qui te donnaient perdant.
Une fois les langues déliées
Leurs plans sont contrariés.
Dorénavant tu en ris.
D'elles, tu t'es émancipé
Imposant ton droit au respect
. Invincible et fort,
Après tant d'efforts
Tu as bien mérité
L'abandon aux sensations
De l'incroyable motivation
Dont tu as hérité.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
© Slamity Jane - SACEM
Pour qui le meilleur est à venir.
Toi seul crée tes miracles.
Tu n'as pas besoin d'oracle.
Même gêné par les ronces,
Elles te donneront les réponses.
Pour affronter les obstacles
Qui se dresseront sur ta route,
Tourner les pages
Et ce quoi que ça te coûtes.
À travers les orages,
Si les doutes t'assaillent
J'aimerai te convaincre
Que pour combler tes failles
Il suffit d'avoir la rage.
Mais la seule qui vaille,
Celle de malgré tout vaincre.
Elle te donnera du courage
Et une nécessaire hargne
Quand rien ne t'épargnes.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Quand par de faux amis trahi,
La déception t'auras envahi.
Que, plus souvent qu'à ton tour
L'amour te fera la moue
Et sera sans retour.
Tu douteras du parcours.
Tu en sentiras les remous
Et compteras sur elle.
Ta force est plurielle,
La somme des coups durs
Qu'inévitablement tu endures.
Tu sortiras vainqueur
Des plus rudes conflits,
Comme autant de défis,
Y mettant tout ton cœur.
Ça ne fait pas un pli,
Tu seras alors fier
De ce que tu as accompli,
De tes réussites d'hier
Malgré leur goût amer.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
Tes échecs l'alimente
Pour mieux remonter la pente.
Tu mets un point d'honneur
À la mettre en valeur.
Tu en auras bavé
Mais c'est les poings levés
Que tu vas de l'avant,
Prêt à te relever.
Tu n'as que faire des paris
Qui te donnaient perdant.
Une fois les langues déliées
Leurs plans sont contrariés.
Dorénavant tu en ris.
D'elles, tu t'es émancipé
Imposant ton droit au respect
. Invincible et fort,
Après tant d'efforts
Tu as bien mérité
L'abandon aux sensations
De l'incroyable motivation
Dont tu as hérité.
La rage au ventre
Bouillonnant en ton centre
Affrontant les accrocs
Tu as les crocs
Tu as toujours faim
De parvenir à tes fins
© Slamity Jane - SACEM
07 novembre 2022
Mes recueils
Poét'hique Slam
Publié en auto-édition en 2012, je souhaite le rééditer en le modernisant et en y ajoutant des textes actuels.
Ce recueil rassemble mes premiers slams, quelques poèmes et des textes écrits plus récemment.
Mosaïque
C'est un recueil qui associe l'image aux mots.
Il est constitué en deux parties :
- dans la première vous découvrirez des textes poétiques et des citations illustrés par mes montages
- dans la deuxième vous découvrirez les œuvres qui m'ont inspirées
Il sera possible de les commander en 2023, par mail à claire.slamity@gmail.com, ainsi que via mon site.
Publié en auto-édition en 2012, je souhaite le rééditer en le modernisant et en y ajoutant des textes actuels.
Ce recueil rassemble mes premiers slams, quelques poèmes et des textes écrits plus récemment.
Mosaïque
C'est un recueil qui associe l'image aux mots.
Il est constitué en deux parties :
- dans la première vous découvrirez des textes poétiques et des citations illustrés par mes montages
- dans la deuxième vous découvrirez les œuvres qui m'ont inspirées
Il sera possible de les commander en 2023, par mail à claire.slamity@gmail.com, ainsi que via mon site.
02 novembre 2022
Mélopée et Sérénades
Illustration : lithographie "Mélopée" de Jean Miotte
MÉLOPÉE
Les sérénades d'antan
Résonnent dans le vide
Des nuits blanches,
Se dissipent sous l'œil
De la lune livide.
Elles sonnent le glas
Des amours mortes.
Le silence escorte
Les anciens amants
Au seuil du crépuscule.
Funambules fébriles
Sur les lignes d'une portée
Où les notes volubiles
Se sont envolées.
De l'amour dévêtues,
Les charmantes aubades
À jamais se sont tues
Au temps de l'adieu,
Des aurores maussades.
Les jours mélodieux
Sont souvenirs vaporeux.
Prolixe chez les heureux,
Muette est la paix.
De nostalgiques mélopées
Planent sur les solitaires.
Condamnés dépositaires
Des accords intimistes
De noces utopistes.
© Slamity Jane - SACEM
Poème inspiré de mon texte pour la chanson "Sérénades"
SÉRÉNADES
Enfants de bohème
D'affinités est leur chanson
Qu'ils entonnent à l'unisson.
C'est peu dire qu'ils s'aiment.
Il n'y a aucun bémol
À ce qui rend folle l'âme.
Crochés à la clé de sol,
Du temps à leurs gammes.
Pas de fanfares audibles
Au sein des symphonies.
À leurs notes sensibles
Ils mêlent leurs mélodies.
De sérénades en aubades
Aux battements de cœurs
Qui marquent la chamade.
Sans plus de heurts
À corps perdus démesurés
De s'être dorénavant trouvés.
Ils donnent la mesure,
Cadencent les secondes.
La même longueur d'ondes
Sans cesse les rassurent.
Autrefois élèves de solfège
En parfaits solistes
Mais depuis le sortilège
Les a lancé sur la piste.
Toujours avec coffre
Au diapason ils s'offrent.
Sous l'effet de l'osmose
En duo ils se composent.
REFRAIN
Au sein de leurs silences
Ils se font encore échos.
Leur filtre d'amour
Tue la cacophonie des jours.
Se frôlent leurs bouches.
Jamais sur la touche,
Le son des soupirs
En un souffle vient mourir.
Accords majeurs à leur portée.
Ils abandonnent l'armure.
Elle dévoile son échancrure,
Lui ses enchantements enjoués.
REFRAIN
D'inspiration en aspirations
Une unique partition.
Pas de contours à la présence
En raison de la résonance.
Rompue la solitude
De graves en trémolos.
En glissendo ou legato,
La passion en prélude.
Ils interprètent en ostinato
Une parfaite harmonie.
Outrepassant la théorie
À leurs propres tempos.
À corps perdus démesurés
De s'être dorénavant trouvés.
Sans plus de heurts
Aux battements de cœurs
Qui marquent la chamade
De sérénades en aubades.
© Slamity Jane - SACEM
MÉLOPÉE
Les sérénades d'antan
Résonnent dans le vide
Des nuits blanches,
Se dissipent sous l'œil
De la lune livide.
Elles sonnent le glas
Des amours mortes.
Le silence escorte
Les anciens amants
Au seuil du crépuscule.
Funambules fébriles
Sur les lignes d'une portée
Où les notes volubiles
Se sont envolées.
De l'amour dévêtues,
Les charmantes aubades
À jamais se sont tues
Au temps de l'adieu,
Des aurores maussades.
Les jours mélodieux
Sont souvenirs vaporeux.
Prolixe chez les heureux,
Muette est la paix.
De nostalgiques mélopées
Planent sur les solitaires.
Condamnés dépositaires
Des accords intimistes
De noces utopistes.
© Slamity Jane - SACEM
Poème inspiré de mon texte pour la chanson "Sérénades"
SÉRÉNADES
Enfants de bohème
D'affinités est leur chanson
Qu'ils entonnent à l'unisson.
C'est peu dire qu'ils s'aiment.
Il n'y a aucun bémol
À ce qui rend folle l'âme.
Crochés à la clé de sol,
Du temps à leurs gammes.
Pas de fanfares audibles
Au sein des symphonies.
À leurs notes sensibles
Ils mêlent leurs mélodies.
De sérénades en aubades
Aux battements de cœurs
Qui marquent la chamade.
Sans plus de heurts
À corps perdus démesurés
De s'être dorénavant trouvés.
Ils donnent la mesure,
Cadencent les secondes.
La même longueur d'ondes
Sans cesse les rassurent.
Autrefois élèves de solfège
En parfaits solistes
Mais depuis le sortilège
Les a lancé sur la piste.
Toujours avec coffre
Au diapason ils s'offrent.
Sous l'effet de l'osmose
En duo ils se composent.
REFRAIN
Au sein de leurs silences
Ils se font encore échos.
Leur filtre d'amour
Tue la cacophonie des jours.
Se frôlent leurs bouches.
Jamais sur la touche,
Le son des soupirs
En un souffle vient mourir.
Accords majeurs à leur portée.
Ils abandonnent l'armure.
Elle dévoile son échancrure,
Lui ses enchantements enjoués.
REFRAIN
D'inspiration en aspirations
Une unique partition.
Pas de contours à la présence
En raison de la résonance.
Rompue la solitude
De graves en trémolos.
En glissendo ou legato,
La passion en prélude.
Ils interprètent en ostinato
Une parfaite harmonie.
Outrepassant la théorie
À leurs propres tempos.
À corps perdus démesurés
De s'être dorénavant trouvés.
Sans plus de heurts
Aux battements de cœurs
Qui marquent la chamade
De sérénades en aubades.
© Slamity Jane - SACEM
30 octobre 2022
Épreuves
Je me suis très tôt résignée.
Rien ne me sera épargné.
Je dois faire mes preuves
Face aux nouvelles épreuves.
Nombreux, les points de suture
Témoignent des blessures.
Tromperies et trahisons,
Insatiables plantes carnivores,
Ornent à foison
Mon cimetière intérieur.
Énergivores, elles dévorent
Les rêves les plus appétissants.
Je n'écoute pas les parieurs,
Mettant à feu et à sang
Les croyances des innocents
Et me donnant perdante.
Mon envie de me battre
Est toujours aussi ardente.
De la résilience éperdue,
Je n'ai pas besoin de pâtres
- De ceux qui m'ont perdue -
Pour me guider sur la voie
Qui m'est destinée.
Depuis ma naissance, je la vois,
Brouillonne, se dessiner.
Quand tout autour s'effondre,
Je me sers de chaque pierre
Pour consolider mon univers.
Sans être sans cesse jugée,
Je veux pouvoir être fière
De mes réussites,
Loin de la jalousie qu'elles suscitent.
Peu importe les préjugés.
À l'abri dans ma citadelle,
Je suis encore debout,
Je brûle la chandelle
Par les deux bouts.
Certains m'ont maudits.
Je veux être présente
Pour ceux qui me sollicitent,
Sans envie de m'empoisonner
Dès que j'ai le dos tourné.
Des êtres chers m'ont dit
Qu'il faut que je pense à moi.
C'est vrai, il n'y a rien d'illicite
À préserver ses émois.
Sevrée des rancœurs,
J'ai blindé mon cœur,
Protégé les sentiments
Pour vivre intensément.
Le temps m'est compté.
La maladie a soufflé ce message
Dans la fleur de l'âge.
Le courage m'a domptée.
Plus une seconde à perdre
Avec ce qui peut m'éperdre.
Au Carpe Diem je me suis convertie.
Depuis je redouble d'appétit,
Je tente de ne rien regretter.
Je collectionne les plaisirs.
N'étant pas une actrice tragique,
À l'encre de mes purs désirs,
Tous les jours je m'applique
À écrire un scénario magique.
"Qui ne tente rien, n'a rien",
Je fais mien ce dicton
Afin de donner le ton,
De l'éphémère dénoué le lien.
À l'issue de l'histoire
Je sais que j'aurai profité
De tout ce qui permet de croire
En une existence moins cruelle.
La trame réaliste sera triste
Mais surtout emplie de beauté.
© Slamity Jane - SACEM
Rien ne me sera épargné.
Je dois faire mes preuves
Face aux nouvelles épreuves.
Nombreux, les points de suture
Témoignent des blessures.
Tromperies et trahisons,
Insatiables plantes carnivores,
Ornent à foison
Mon cimetière intérieur.
Énergivores, elles dévorent
Les rêves les plus appétissants.
Je n'écoute pas les parieurs,
Mettant à feu et à sang
Les croyances des innocents
Et me donnant perdante.
Mon envie de me battre
Est toujours aussi ardente.
De la résilience éperdue,
Je n'ai pas besoin de pâtres
- De ceux qui m'ont perdue -
Pour me guider sur la voie
Qui m'est destinée.
Depuis ma naissance, je la vois,
Brouillonne, se dessiner.
Quand tout autour s'effondre,
Je me sers de chaque pierre
Pour consolider mon univers.
Sans être sans cesse jugée,
Je veux pouvoir être fière
De mes réussites,
Loin de la jalousie qu'elles suscitent.
Peu importe les préjugés.
À l'abri dans ma citadelle,
Je suis encore debout,
Je brûle la chandelle
Par les deux bouts.
Certains m'ont maudits.
Je veux être présente
Pour ceux qui me sollicitent,
Sans envie de m'empoisonner
Dès que j'ai le dos tourné.
Des êtres chers m'ont dit
Qu'il faut que je pense à moi.
C'est vrai, il n'y a rien d'illicite
À préserver ses émois.
Sevrée des rancœurs,
J'ai blindé mon cœur,
Protégé les sentiments
Pour vivre intensément.
Le temps m'est compté.
La maladie a soufflé ce message
Dans la fleur de l'âge.
Le courage m'a domptée.
Plus une seconde à perdre
Avec ce qui peut m'éperdre.
Au Carpe Diem je me suis convertie.
Depuis je redouble d'appétit,
Je tente de ne rien regretter.
Je collectionne les plaisirs.
N'étant pas une actrice tragique,
À l'encre de mes purs désirs,
Tous les jours je m'applique
À écrire un scénario magique.
"Qui ne tente rien, n'a rien",
Je fais mien ce dicton
Afin de donner le ton,
De l'éphémère dénoué le lien.
À l'issue de l'histoire
Je sais que j'aurai profité
De tout ce qui permet de croire
En une existence moins cruelle.
La trame réaliste sera triste
Mais surtout emplie de beauté.
© Slamity Jane - SACEM
27 octobre 2022
La mélodie du bonheur
La mélodie du bonheur
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
Dans notre tête résonne
La plus belle des odes.
Entêtante et légère,
Le silence d'hier elle érode.
Sur une étagère
De notre mémoire,
Elle siffle du matin au soir.
Elle berce lorsque l'on incante
Des demains qui chantent.
L'espoir nous enchante.
L'harmonie est dans l'air.
Universelle et solaire.
Elle s'envole aussi haut
Que le chant des oiseaux,
Gloire à la grâce du Beau.
La mélodie du bonheur
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
Cette mélodie est un baume
Sur les fêlures de l'Homme.
Toujours elle le satisfait.
Elle unit à l'univers
Dans un accord parfait
Et assourdit les revers.
Rien n'est impossible
À qui sait l'entendre.
Si tu te sens invincible
Chante la sans attendre,
À tue-tête et sans frein.
La mélodie du bonheur
Fait disparaître les heures.
Enivre toi de cet air.
C'est un agréable refrain
Qui a tout pour plaire.
La mélodie du bonheur
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
© Slamity Jane - SACEM
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
Dans notre tête résonne
La plus belle des odes.
Entêtante et légère,
Le silence d'hier elle érode.
Sur une étagère
De notre mémoire,
Elle siffle du matin au soir.
Elle berce lorsque l'on incante
Des demains qui chantent.
L'espoir nous enchante.
L'harmonie est dans l'air.
Universelle et solaire.
Elle s'envole aussi haut
Que le chant des oiseaux,
Gloire à la grâce du Beau.
La mélodie du bonheur
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
Cette mélodie est un baume
Sur les fêlures de l'Homme.
Toujours elle le satisfait.
Elle unit à l'univers
Dans un accord parfait
Et assourdit les revers.
Rien n'est impossible
À qui sait l'entendre.
Si tu te sens invincible
Chante la sans attendre,
À tue-tête et sans frein.
La mélodie du bonheur
Fait disparaître les heures.
Enivre toi de cet air.
C'est un agréable refrain
Qui a tout pour plaire.
La mélodie du bonheur
Que l'on fredonne
La vie a les couleurs
Qu'on lui donne
© Slamity Jane - SACEM
22 octobre 2022
Pessimiste / optimiste
Il voit le verre à moitié vide
Et ne pense pas à le remplir.
Par la même, l'esprit aride,
Obstiné, il refuse d'accomplir
Les plus élémentaires missions.
Ayant la désagréable impression
Qu'il le ferait en vain.
Il finit toujours sur sa faim,
Sa panse ne se satisfait de rien.
À travers son regard opaque,
Il filtre la lumière,
Perçoit le monde en négatif.
Ce n'est plus qu'une ombre,
Un fantôme dans un décor sombre.
À quoi peut servir l'espoir
À part à être finalement déçu ?
Il fait une croix dessus,
Ajoute des points noirs
À sa déjà longue liste.
Il a une profonde affection
Pour les clowns tristes
Effectuant le dernier tour de piste.
Il les trouve plus réalistes
Que tous ces êtres bariolés,
Perpétuellement souriants,
Qui, tout en riant,
Semblent vouloir violer
Sa dévouée neurasthénie.
Le mal est un génie.
Encombré par son malaise,
S'il a une pensée positive,
Ne pouvant formuler l'hypothèse
Qu'elle pourrait changer sa vie,
Aussitôt il la renie.
À chaque occasion il récidive,
Ignorant ces échecs.
Il se retrouve démuni.
Désabusé, il se ment
Et se débarrassera difficilement
De ses mauvaises manies.
-------------------------------------------------
L'optimiste s'éveille,
Avec un discret rayon de soleil
Frappant à sa lucarne.
C'est le bonheur qu'il incarne.
S'habillant d'un sourire
Pour accueillir le meilleur,
Laisser à la porte le pire.
Il n'y a pas mieux ailleurs.
Il ne fait plus cas
Des quotidiens petits tracas.
C'est un dissipeur de nuages,
Dénicheur de ciel bleu.
Il refuse de laisser en cage
Ses rêves d'envolées.
On le voit convoler
D'une bonne nouvelle
À un geste amical.
Le signe le plus banal
L'enjoint à se satisfaire.
Il y croit dur comme fer,
Il peut atteindre le paradis
Sans passer par la case enfer.
Son éternelle bonne humeur
S'affiche et est addictive.
On salue son absence
Au bureau des pleurs.
Jamais il ne se prive
De l'essentielle douceur.
Le quotidien s'adoucit.
Aux bouquets de soucis
Ou de chrysanthèmes
Il préfère d'autres fleurs,
S'occuper de ce qu'il aime.
Un stock de confiance
Lui permet d'en puiser
Même s'il est épuisé,
Que pleine est la coupe.
Sa lampe reste allumée.
Sagement il bannit
Celui qui veut l'éteindre.
Il a le vent en poupe.
Chaque matin il bénit
La flamboyante aurore
Qui allumera son foyer,
Dont les braises rougeoient encore.
Le sommeil vient l'étreindre
Et il sait que demain
Il poursuivra sa quête, vaillant,
Poussé par le mistral gagnant.*
© Slamity Jane - SACEM
* Vous aurez bien sûr reconnu le titre de la chanson de Renaud
Et ne pense pas à le remplir.
Par la même, l'esprit aride,
Obstiné, il refuse d'accomplir
Les plus élémentaires missions.
Ayant la désagréable impression
Qu'il le ferait en vain.
Il finit toujours sur sa faim,
Sa panse ne se satisfait de rien.
À travers son regard opaque,
Il filtre la lumière,
Perçoit le monde en négatif.
Ce n'est plus qu'une ombre,
Un fantôme dans un décor sombre.
À quoi peut servir l'espoir
À part à être finalement déçu ?
Il fait une croix dessus,
Ajoute des points noirs
À sa déjà longue liste.
Il a une profonde affection
Pour les clowns tristes
Effectuant le dernier tour de piste.
Il les trouve plus réalistes
Que tous ces êtres bariolés,
Perpétuellement souriants,
Qui, tout en riant,
Semblent vouloir violer
Sa dévouée neurasthénie.
Le mal est un génie.
Encombré par son malaise,
S'il a une pensée positive,
Ne pouvant formuler l'hypothèse
Qu'elle pourrait changer sa vie,
Aussitôt il la renie.
À chaque occasion il récidive,
Ignorant ces échecs.
Il se retrouve démuni.
Désabusé, il se ment
Et se débarrassera difficilement
De ses mauvaises manies.
-------------------------------------------------
L'optimiste s'éveille,
Avec un discret rayon de soleil
Frappant à sa lucarne.
C'est le bonheur qu'il incarne.
S'habillant d'un sourire
Pour accueillir le meilleur,
Laisser à la porte le pire.
Il n'y a pas mieux ailleurs.
Il ne fait plus cas
Des quotidiens petits tracas.
C'est un dissipeur de nuages,
Dénicheur de ciel bleu.
Il refuse de laisser en cage
Ses rêves d'envolées.
On le voit convoler
D'une bonne nouvelle
À un geste amical.
Le signe le plus banal
L'enjoint à se satisfaire.
Il y croit dur comme fer,
Il peut atteindre le paradis
Sans passer par la case enfer.
Son éternelle bonne humeur
S'affiche et est addictive.
On salue son absence
Au bureau des pleurs.
Jamais il ne se prive
De l'essentielle douceur.
Le quotidien s'adoucit.
Aux bouquets de soucis
Ou de chrysanthèmes
Il préfère d'autres fleurs,
S'occuper de ce qu'il aime.
Un stock de confiance
Lui permet d'en puiser
Même s'il est épuisé,
Que pleine est la coupe.
Sa lampe reste allumée.
Sagement il bannit
Celui qui veut l'éteindre.
Il a le vent en poupe.
Chaque matin il bénit
La flamboyante aurore
Qui allumera son foyer,
Dont les braises rougeoient encore.
Le sommeil vient l'étreindre
Et il sait que demain
Il poursuivra sa quête, vaillant,
Poussé par le mistral gagnant.*
© Slamity Jane - SACEM
* Vous aurez bien sûr reconnu le titre de la chanson de Renaud
21 octobre 2022
Pas le pied...
C'était ma plus grande crainte et c'est arrivé. Je me suis cassé le pied.
Voilà donc deux textes issus de cette malheureuse expérience.
LA PRINCESSE AU PIED CASSÉ
Une femme marchait dans un bois.
Le moral au plus bas,
La peine en bandoulière,
Un brin tête en l'air,
Sans regarder où elle allait.
Soudain elle a chuté
Et s'est cassé le pied.
Bête accident de parcours.
Une dame la releva,
L'aida à faire les premiers pas.
Son ami de toujours
Lui porta aussi secours.
Nous sommes peu dans ce monde,
Il suffit de quelques secondes
Pour que tout change.
Des choses bien étranges
Se produisent dès lors.
À chaque fois qu'elle sort,
Heureuses incartades
- Tentant de passer inaperçue,
Peu fière de sa cascade -
Elle attire pourtant l'attention
Et ressent de la gêne
En lisant dans les yeux
Un mélange de compassion
Et de beaucoup de peine.
C'est devenu un jeu
De tenter d'avoir fière allure.
Si seulement elle s'attendait
À cette folle aventure !
C'est à se demander
Si elle est une princesse.
Autour d'elle on se presse,
Nulle part elle n'attend,
On lui propose de l'aide,
Une main serviable se tend,
On lui ouvre grand les portes.
C'est un bon remède
Pour lutter contre la fatalité.
Bien sûr, cela la touche aussi
C'est bien ça qui importe
Dans son malheur.
Touchée par de telles valeurs
Car il faut bien l'avouer,
Elle ne voyait pas les gens ainsi
Capables de se dévouer.
Persuadée que pour la majorité
Seul le chacun pour soi comptait.
Que l'égoïsme était roi.
Elle retrouve foi
En la nature humaine.
Les événements s'enchaînent.
Le destin a de drôles de façons
De nous inculquer ses leçons.
Elle a trouvé un allié.
Une fois remise sur pied,
Elle reviendra à l'anonymat.
Le retour à la normale
Lui enlèvera un mal,
Une sacrée épine
Car elle se souviendra
De toutes ces belles intentions.
Déjà un sourire se dessine.
Elle retiendra,
Qu'au-delà du paraître,
La solidarité n'est pas une invention
Vouée à disparaître.
© Slamity Jane - SACEM
C'EST PAS LE PIED...
Avoir le pied cassé, ce n'est vraiment pas le pied.
Moi qui n'ai jamais été à cloche-pied dans la vie, je n'ai plus le choix. Contrainte de jouer à la marelle, je ne suis pas prête d'atteindre le ciel.
Il n'y a pas si longtemps, j'esquivais les obstacles à grandes enjambées... Je suis plus fragile que ce que je croyais. C'est dingue comme une simple chute peut faire tout basculer et nous rendre terre à terre.
Ma tête est comme plâtrée. J'ai le moral lourd dans mon unique chaussette.
Mode momie-poétesse activé. Sans le faire exprès, je sors des expressions contenant le mot "pied" toutes les 5 minutes. Quoi qu'il arrive, il faut savoir jouer de chaque situation, mettre de la poésie en toute chose et ne pas perdre la tête, n'est ce pas ?
Je tente malgré tout d'avoir bon pied bon œil mais, par la force des choses, chaque matin je me lève du mauvais pied. Plus adroite du tout, je fais tout comme un pied. On appelle plus ça être gauche, car c'est celui là qui s'est arraché.
Je travaille d'arrache-pied pour faire bonne figure.
Heureusement les ami(e)s et la famille sont des béquilles magiques.
Ça doit être le signe qu'il est temps que je lève le pied. Que je cesse à tout prix d'accélérer dès que je constate que la voie se libère.
Je vais faire une entorse à mes principes.
Allez je me détend, je profite... Avec la décontraction naturelle de la tortue.
L'expression "Prendre son mal en patience" trouve maintenant tout son sens. Je tenterais de garder ce rythme lorsque l'on m'aura délivrée de ce fichu boulet à la patte.
Voilà donc deux textes issus de cette malheureuse expérience.
LA PRINCESSE AU PIED CASSÉ
Une femme marchait dans un bois.
Le moral au plus bas,
La peine en bandoulière,
Un brin tête en l'air,
Sans regarder où elle allait.
Soudain elle a chuté
Et s'est cassé le pied.
Bête accident de parcours.
Une dame la releva,
L'aida à faire les premiers pas.
Son ami de toujours
Lui porta aussi secours.
Nous sommes peu dans ce monde,
Il suffit de quelques secondes
Pour que tout change.
Des choses bien étranges
Se produisent dès lors.
À chaque fois qu'elle sort,
Heureuses incartades
- Tentant de passer inaperçue,
Peu fière de sa cascade -
Elle attire pourtant l'attention
Et ressent de la gêne
En lisant dans les yeux
Un mélange de compassion
Et de beaucoup de peine.
C'est devenu un jeu
De tenter d'avoir fière allure.
Si seulement elle s'attendait
À cette folle aventure !
C'est à se demander
Si elle est une princesse.
Autour d'elle on se presse,
Nulle part elle n'attend,
On lui propose de l'aide,
Une main serviable se tend,
On lui ouvre grand les portes.
C'est un bon remède
Pour lutter contre la fatalité.
Bien sûr, cela la touche aussi
C'est bien ça qui importe
Dans son malheur.
Touchée par de telles valeurs
Car il faut bien l'avouer,
Elle ne voyait pas les gens ainsi
Capables de se dévouer.
Persuadée que pour la majorité
Seul le chacun pour soi comptait.
Que l'égoïsme était roi.
Elle retrouve foi
En la nature humaine.
Les événements s'enchaînent.
Le destin a de drôles de façons
De nous inculquer ses leçons.
Elle a trouvé un allié.
Une fois remise sur pied,
Elle reviendra à l'anonymat.
Le retour à la normale
Lui enlèvera un mal,
Une sacrée épine
Car elle se souviendra
De toutes ces belles intentions.
Déjà un sourire se dessine.
Elle retiendra,
Qu'au-delà du paraître,
La solidarité n'est pas une invention
Vouée à disparaître.
© Slamity Jane - SACEM
C'EST PAS LE PIED...
Avoir le pied cassé, ce n'est vraiment pas le pied.
Moi qui n'ai jamais été à cloche-pied dans la vie, je n'ai plus le choix. Contrainte de jouer à la marelle, je ne suis pas prête d'atteindre le ciel.
Il n'y a pas si longtemps, j'esquivais les obstacles à grandes enjambées... Je suis plus fragile que ce que je croyais. C'est dingue comme une simple chute peut faire tout basculer et nous rendre terre à terre.
Ma tête est comme plâtrée. J'ai le moral lourd dans mon unique chaussette.
Mode momie-poétesse activé. Sans le faire exprès, je sors des expressions contenant le mot "pied" toutes les 5 minutes. Quoi qu'il arrive, il faut savoir jouer de chaque situation, mettre de la poésie en toute chose et ne pas perdre la tête, n'est ce pas ?
Je tente malgré tout d'avoir bon pied bon œil mais, par la force des choses, chaque matin je me lève du mauvais pied. Plus adroite du tout, je fais tout comme un pied. On appelle plus ça être gauche, car c'est celui là qui s'est arraché.
Je travaille d'arrache-pied pour faire bonne figure.
Heureusement les ami(e)s et la famille sont des béquilles magiques.
Ça doit être le signe qu'il est temps que je lève le pied. Que je cesse à tout prix d'accélérer dès que je constate que la voie se libère.
Je vais faire une entorse à mes principes.
Allez je me détend, je profite... Avec la décontraction naturelle de la tortue.
L'expression "Prendre son mal en patience" trouve maintenant tout son sens. Je tenterais de garder ce rythme lorsque l'on m'aura délivrée de ce fichu boulet à la patte.
Félin pour l'autre
Je suis conquise
Lorsque tu poses,
Sensation délicate,
Tendresse exquise,
Ta patte de velours
Sur ma peau.
En geste de soie.
Jamais tu ne me déçois.
Lorsque tu ronronnes
De tout ton amour,
Ce sont de doux chants
Que tu me fredonnes.
Jamais bien méchant,
Je suis encor attendrie
Si tu apposes ta griffe.
Séduite par tes yeux,
Superbes pierres précieuses,
Agate, jade ou saphir.
Subtilement irisés de noir.
Ta présence délicieuse
M'enchante du matin au soir.
Tu as toute la place
Pour te lover dans mon cœur.
Tu es un fidèle veilleur
Chassant le spleen.
On ne peut rester de glace
Face à ta grâce divine.
Sous tes caresses
S'évade ma tristesse.
Lorsque tu t'en vas
Élégant des moustaches
Jusqu'aux coussinets,
Séducteur inné,
Ton absence entache
Le bien-être que je te dois.
Si heureuse à ton retour.
Quand tu n'es pas là,
Tu manques à mes jours.
Mon chat raffiné.
Je suis ta maîtresse,
Comblée pour des années
Par tant de noblesse.
Tu es bel et bien un roi
Trônant fier sur notre royaume.
Je ne peux me passer de toi.
Faits l'un pour l'autre en somme.
© Slamity Jane - SACEM
Lorsque tu poses,
Sensation délicate,
Tendresse exquise,
Ta patte de velours
Sur ma peau.
En geste de soie.
Jamais tu ne me déçois.
Lorsque tu ronronnes
De tout ton amour,
Ce sont de doux chants
Que tu me fredonnes.
Jamais bien méchant,
Je suis encor attendrie
Si tu apposes ta griffe.
Séduite par tes yeux,
Superbes pierres précieuses,
Agate, jade ou saphir.
Subtilement irisés de noir.
Ta présence délicieuse
M'enchante du matin au soir.
Tu as toute la place
Pour te lover dans mon cœur.
Tu es un fidèle veilleur
Chassant le spleen.
On ne peut rester de glace
Face à ta grâce divine.
Sous tes caresses
S'évade ma tristesse.
Lorsque tu t'en vas
Élégant des moustaches
Jusqu'aux coussinets,
Séducteur inné,
Ton absence entache
Le bien-être que je te dois.
Si heureuse à ton retour.
Quand tu n'es pas là,
Tu manques à mes jours.
Mon chat raffiné.
Je suis ta maîtresse,
Comblée pour des années
Par tant de noblesse.
Tu es bel et bien un roi
Trônant fier sur notre royaume.
Je ne peux me passer de toi.
Faits l'un pour l'autre en somme.
© Slamity Jane - SACEM
15 octobre 2022
L'enfant et le sage
Un enfant rencontre un vieux sage.
Entre les deux une discussion s'engage.
L'enfant demande : « Faut-il avoir votre âge pour être sage ? »
L'ainé l'invite à s'asseoir, réfléchit un instant, avant de répondre :
« La sagesse n'est pas une question d'âge. Certains mourront très âgés en l'étant à peine.
C'est une affaire d'expériences et de ce que l'on en fait. Il faut passer par plusieurs étapes, expérimenter le négatif et le positif pour connaître la sagesse.
Toi, tu découvres la vie. Tu n'es qu'au début d'un long chemin parsemé de surprises, parfois bonnes, d'autres mauvaises. En de nombreuses occasions, tu auras le choix entre plusieurs voies. Toi seul décideras de t'y engager ou pas.
Tu te retrouveras parfois au pied du mur. Il te faudra alors prendre du recul, réfléchir à la raison de tes échecs, pardonner à ton prochain s'il en est la cause et surtout apprendre à te remettre en question.
Retiens cette maxime « Aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années ». Elle te sera utile lorsque tu échangeras avec des plus jeunes que toi, ainsi qu'avec des personnes plus âgées qui te sembleront être passés à côté de l'essentiel, ne pas avoir compris certaines leçons que tu auras déjà apprises. »
Pensif, l'enfant questionne à nouveau : « Est ce que l'on connaît tout sur tout quand on est sage ? »
Le sage médite quelques minutes.
« Non, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Nous avons tous un trousseau de clés en notre possession, on n'en trouve pas toujours l'utilité. Il faut accepter que certaines portes restent fermées et que nous n'avons pas accès à la connaissance infinie.
Cependant pour le devenir, il faut d'abord être curieux : de soi-même, de ceux qui nous entourent, du monde en général. Puis il faut entretenir cette soif de découvertes à tous les sujets. Les savoirs accumulés sont autant de présents que l'on se fait afin de découvrir qui l'on est au fond, trouver sa juste place dans ce monde et parmi la foule de gens que nous rencontrons tout au long de notre vie.
Mais l'intérêt d'être sage c'est de transmettre son savoir, d'ouvrir les yeux à qui est désireux d'apprendre, de le guider au mieux dans son cheminement. C'est le meilleur héritage que l'on puisse offrir. Une chaîne essentielle pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Personne n'est omniscient. Certains croient avoir la science infuse. Ceux là sont finalement les plus ignorants. »
L'enfant, attentif, reprend : « Comment sait-on que l'on est sage ? »
« Je pense qu'on le sait quand nous avons conscience de notre mortalité et que cela ne nous fait pas peur.
Lorsque l'on est patient, sachant que l'entêtement et le fait de se presser ne nous apporteront pas plus vite ce que l'on attend sur un plateau. Qu'au contraire, prendre son temps permet de mieux appréhender les choses, de profiter pleinement de ce qui nous est offert.
Lorsque l'on sait dompter sa colère, car dans toute équation elle donne seulement de vains résultats.
À mon avis on sait que l'on est sage lorsque l'on a perdu son insouciance mais que nous avançons tout de même avec confiance. Le fardeau du passé sur l'épaule, l'esprit empreint de beaux souvenirs pour se rappeler que l'existence peut être belle malgré les difficultés. Que nous sommes conscient que rien n'est insurmontable malgré les blessures.
Qu'au quotidien, nous dosons le bon et le mauvais pour équilibrer la balance et réussissons à extraire une leçon positive de chaque épreuve.
Qu'à tout âge, nous sommes encore capable d'écouter la voix de son enfant intérieur et de connaître l'émerveillement, de ne pas céder au désenchantement. »
Tout à ses pensées, l'enfant se lève et salue le vieil homme.
« Je prendrai le temps de réfléchir à vos paroles. Je n'oublierai jamais notre rencontre. Merci pour ce cadeau. »
Le sage regarde avec bienveillance l'enfant s'éloigner, en lui adressant ces derniers mots :
« Bonne route mon enfant. »
© Slamity Jane - SACEM
Entre les deux une discussion s'engage.
L'enfant demande : « Faut-il avoir votre âge pour être sage ? »
L'ainé l'invite à s'asseoir, réfléchit un instant, avant de répondre :
« La sagesse n'est pas une question d'âge. Certains mourront très âgés en l'étant à peine.
C'est une affaire d'expériences et de ce que l'on en fait. Il faut passer par plusieurs étapes, expérimenter le négatif et le positif pour connaître la sagesse.
Toi, tu découvres la vie. Tu n'es qu'au début d'un long chemin parsemé de surprises, parfois bonnes, d'autres mauvaises. En de nombreuses occasions, tu auras le choix entre plusieurs voies. Toi seul décideras de t'y engager ou pas.
Tu te retrouveras parfois au pied du mur. Il te faudra alors prendre du recul, réfléchir à la raison de tes échecs, pardonner à ton prochain s'il en est la cause et surtout apprendre à te remettre en question.
Retiens cette maxime « Aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années ». Elle te sera utile lorsque tu échangeras avec des plus jeunes que toi, ainsi qu'avec des personnes plus âgées qui te sembleront être passés à côté de l'essentiel, ne pas avoir compris certaines leçons que tu auras déjà apprises. »
Pensif, l'enfant questionne à nouveau : « Est ce que l'on connaît tout sur tout quand on est sage ? »
Le sage médite quelques minutes.
« Non, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Nous avons tous un trousseau de clés en notre possession, on n'en trouve pas toujours l'utilité. Il faut accepter que certaines portes restent fermées et que nous n'avons pas accès à la connaissance infinie.
Cependant pour le devenir, il faut d'abord être curieux : de soi-même, de ceux qui nous entourent, du monde en général. Puis il faut entretenir cette soif de découvertes à tous les sujets. Les savoirs accumulés sont autant de présents que l'on se fait afin de découvrir qui l'on est au fond, trouver sa juste place dans ce monde et parmi la foule de gens que nous rencontrons tout au long de notre vie.
Mais l'intérêt d'être sage c'est de transmettre son savoir, d'ouvrir les yeux à qui est désireux d'apprendre, de le guider au mieux dans son cheminement. C'est le meilleur héritage que l'on puisse offrir. Une chaîne essentielle pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Personne n'est omniscient. Certains croient avoir la science infuse. Ceux là sont finalement les plus ignorants. »
L'enfant, attentif, reprend : « Comment sait-on que l'on est sage ? »
« Je pense qu'on le sait quand nous avons conscience de notre mortalité et que cela ne nous fait pas peur.
Lorsque l'on est patient, sachant que l'entêtement et le fait de se presser ne nous apporteront pas plus vite ce que l'on attend sur un plateau. Qu'au contraire, prendre son temps permet de mieux appréhender les choses, de profiter pleinement de ce qui nous est offert.
Lorsque l'on sait dompter sa colère, car dans toute équation elle donne seulement de vains résultats.
À mon avis on sait que l'on est sage lorsque l'on a perdu son insouciance mais que nous avançons tout de même avec confiance. Le fardeau du passé sur l'épaule, l'esprit empreint de beaux souvenirs pour se rappeler que l'existence peut être belle malgré les difficultés. Que nous sommes conscient que rien n'est insurmontable malgré les blessures.
Qu'au quotidien, nous dosons le bon et le mauvais pour équilibrer la balance et réussissons à extraire une leçon positive de chaque épreuve.
Qu'à tout âge, nous sommes encore capable d'écouter la voix de son enfant intérieur et de connaître l'émerveillement, de ne pas céder au désenchantement. »
Tout à ses pensées, l'enfant se lève et salue le vieil homme.
« Je prendrai le temps de réfléchir à vos paroles. Je n'oublierai jamais notre rencontre. Merci pour ce cadeau. »
Le sage regarde avec bienveillance l'enfant s'éloigner, en lui adressant ces derniers mots :
« Bonne route mon enfant. »
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